Avortement
La remise d’un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) sur la contraception et l’avortement tardait. Un an après leur audition, les militantes du Mouvement français pour le Planning familial ont alerté les médias. Occasion, pour celles qui affirment incarner la cause des femmes, de couper l’herbe sous le pied du gouvernement en faisant valoir leurs revendications habituelles : toujours plus de contraception et un accès facilité à l’avortement.
« L’Afrique souffre de façon disproportionnée », c’est le cri du cœur de Benoît XVI dans son discours d’arrivée au Cameroun [1]. Dans la longue litanie des méfaits qui mettent gravement en péril la justice et la paix sur le continent, le pape a identifié « l’imposition de modèles culturels qui ignorent les droits de l’enfant à naître ».
Mgr Dominique Rey était au Brésil lorsque le drame de l'avortement d'une petite fille de neuf ans a éclaté. Pour l’évêque de Fréjus-Toulon, « la manière dont cette affaire a été souvent rapportée et traitée travestit l’objectivité des faits, et instrumentalise un drame particulier ». Voici les explications et l’analyse de Mgr Rey, disponibles sur le site de son diocèse, et que nous publions avec son aimable autorisation. On lira également le témoignage que le Père Rodrigues, curé de Alagoinha, lui a livré.
Le calvaire d’une petite fille de neuf ans – comme on en déplore tant dans le monde – a fait irruption dans le débat ecclésial et hexagonal sur l’avortement. Ce cas exceptionnel, pour ne pas dire inimaginable, suscite émotions et troubles de conscience. On est obligé d'en parler...

La pratique de l'avortement rencontre de plus en plus d'oppositions. L'arme de l'IVG médicamenteuse suffira-t-elle à endormir les consciences? Des sages-femmes tirent la sonnette d'alarme.



