Éducation
Il n’est pas utile d’insister sur les insuffisances de l’enseignement primaire. On clame de toutes parts qu’il ne sait apprendre ni à lire, ni à compter. La confusion introduite par le « collège unique » feint d’ignorer ces lacunes avec les résultats que l’on sait. Dès lors, que dire des bacheliers couronnés à 90% ? Que leur manque-t-il ?
La loi Debré, qui a institué le contrat d’association entre l’État et l’enseignement privé, vient de fêter ses cinquante ans : les salaires des enseignants sont payés par l’État, en échange notamment du respect des programmes et de la participation au service public. Avec 2 millions d’élèves de la maternelle au lycée, et malgré les critiques marginales émanant des défenseurs invétérés de l’école publique, l’enseignement catholique est aujourd’hui un acteur incontesté du paysage scolaire en France. Mais a-t-il su préserver son « caractère propre » ?
Notre système scolaire est un fiasco. Qui peut l’ignorer après la multiplication des ouvrages qui dénoncent les dégâts, à tous les étages, du monstrueux édifice que nous entretenons à grands frais ? Combien de ministres (et combien de réformes, mais c’est la même chose) se sont cassé les dents sur les résistances des situations acquises ou des entêtements idéologiques ?
Le député-maire de Paray-Le-Monial, Jean-Marc Nesme, a déposé une proposition de loi visant à favoriser l'enseignement des relations humaines dès l'école maternelle afin de lutter contre les incivilités et la violence en milieu scolaire. L’initiative est soutenue par quatre-vingt-dix députés.
Après deux années de travail, la direction de l’enseignement catholique s’apprête à publier un document sur « l’annonce explicite de l’Évangile dans les établissements catholiques » [1]. Dans l’attente du document, on ne manquera pas de faire un rapprochement avec la Note circulaire adressée aux évêques par la Congrégation pour l’éducation catholique sur l’enseignement de la religion à l’école.



