Le fil
France
Euthanasie : une proposition de loi présentée au Sénat
23 Juillet 2010
Le 12 juillet 2010, le sénateur socialiste Jean-Pierre Godefroy, membre du « comité de parrainage » de l'Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité (ADMD), a présenté au Sénat une proposition de loi relative à « l'aide active à mourir ».
Actuellement, la loi en vigueur datant du 22 avril 2005 relative au droit des malades et à la fin de vie préserve le droit à la vie tout en évitant l'acharnement thérapeutique. Une loi qui donne largement satisfaction au personnel de santé, en dépit de quelques ambiguïtés (la confusion entre soin et traitement).
Le député déplore que cette loi « refuse toujours que l'on provoque délibérément la mort, même à la demande du malade ». Il faudrait selon lui « reconnaître une exception d'euthanasie strictement encadrée par le code de la santé publique ».
Sa proposition impliquerait que « toute personne majeure, en phase avancée ou terminale d'une affection accidentelle ou pathologique grave et incurable, infligeant une souffrance physique ou psychique qui ne peut être apaisée et qu'elle juge insupportable, peut demander à bénéficier [...] d'une assistance médicalisée pour mourir »
Le texte prévoit la possibilité pour tout adulte de « rédiger des directives anticipées pour le cas où elle serait un jour hors d'état d'exprimer sa volonté », lesquelles sont « révocables à tout moment ». Il précise que les médecins ne sont pas tenus de concourir à une aide active à mourir. En revanche, en cas de refus, le médecin doit orienter immédiatement le patient concerné « vers un autre praticien susceptible de déférer à cette demande ».
[AB, Sources : Actusoins.com – Gènéthique]
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Commentaires (3)
Parfois la famille, exceptionnellement le patient, la charge de la décision retombe en général sur le personnel médical et fait évoluer la perception de sa mission. A quel niveau doit-on déléguer la décision ? Avant une nouvelle loi, ne faut-il pas déjà préciser celle qui est en vigueur ?
On voudrait nous présenter cette loi comme une délivrance mais c'est une aliénation totale !
Le texte prévoit la possibilité pour tout adulte de « rédiger des directives anticipées pour le cas où elle serait un jour hors d'état d'exprimer sa volonté », lesquelles sont « révocables à tout moment ».... Et si, à l'inverse, le malade conscient mais dans l'incapacité d'exprimer son changement d'avis, ne pouvait plus revenir sur sa " directive anticipée ", il serait belle et bien condamné à être euthanasié ...
Les médecins ne sont pas obligés de pratiquer l'acte, tout comme les médecins à qui l'on demande l'avortement n'y ont jamais été forcés.
Il a peut-être fallu 35 ans d'avortement mais aujourd'hui de plus en plus de médecins refusent d'en pratiquer ...
Alors, j'espère qu'il ne faudra pas 35 ans d'euthanasie pour que les médecins et les politiques réalisent leur folie.
Une dernière petite chose : la loi Veil était, au départ, elle aussi réservée à des exceptions bien cadrées ... on en est très loin et depuis le début mais il est tellement plus facile de faire passer une loi en précisant qu'elle s'adresse à des exceptions ...




ne font-ils pas que tirer la conclusion de ce que notre société leur fait sentir ?
voyez plutôt :
http://www.lebjournal.com/newz/wp-content/euthanasie1.jpg
Peut-on vivre sans amour ? non.
Pour quoi pour qui s'accrocher à la vie si l'on vous fait sentir que cette vie n'en vaut pa sla peine ?