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“Baiser de la lune” : bataille de clichés

5 Février 2010

Ce qui aurait pu rester une œuvre marginale d’obscurs militants homosexuels est devenue une affaire nationale. À l’origine, le Baiser de la lune est un projet de court-métrage d'une modeste maison de production se recommandant de soutiens publics bretons, notamment la ville de Rennes et la région Bretagne, toutes deux socialistes. Mais l’objectif est sulfureux : montrer à des élèves de CM1 et CM2, à travers un conte, que l’amour peut se vivre entre sujets du même sexe !

Cerise sur le gâteau, en affichant le parrainage du rectorat de Rennes, le projet — rendu public pour trouver des financements — revendiquait le soutien du ministère de l’Education nationale, et du ministère de la Jeunesse et des Sports.

C’est une pétition critique lancée par le site Les4verités.com qui a mis le feu au poudres, suivie par un communiqué de protestation du Collectif pour l’enfant. Affolé, le lobby gay a tenté de mobiliser ses troupes pour préserver l’avenir du Baiser de la lune. Alertée, Christine Boutin demandait dans une lettre ouverte au ministre de l'Education Luc Chatel « l'interdiction de la diffusion du film » dans les écoles, « au nom du respect de la neutralité de l'Education nationale ».

Une semaine auparavant, le ministère de la Jeunesse et des Sports avait décidé de retirer son partenariat au projet, mais le 4 février, le haut-commissaire politique à la Jeunesse Martin Hirsch se disait « fier d’avoir participé » au projet en le finançant à hauteur de 3 000 €.

De son côté, l'Inspection académique d'Ille-et-Vilaine demandait au réalisateur de retirer de son site le logo de l'Éducation nationale. Quant au ministre Luc Chatel, il se disait résolument hostile à toute forme d'homophobie et de discriminations, mais déclarait que « traiter ces sujets en primaire, cela semble prématuré, [...] ce film n'a pas vocation à être projeté en primaire ».

Les ados préfèrent les « clichés »

La mobilisation semble donc avoir payé, même si ce projet de film a bénéficié d’une publicité inattendue. L’histoire dira si l’œuvre de son réalisateur, un certain Sébastien Watel, aura un avenir. Labellisée ou non, on sait que les œuvres banalisant l’homosexualité ou critiquant les « stéréotypes sexuels » (papa à l’atelier, maman à la cuisine, etc.) circulent déjà dans de nombreuses écoles. Les portes ouvertes par certains rectorats à des associations militant ouvertement en faveur de la banalisation de l’homosexualité sous couvert de lutte contre l’homophobie montrent qu’il faut demeurer vigilant.

En tout cas, MM. Watel et Hirsch ont du pain sur la planche : une enquête d’Ipsos-Santé pour la Fondation Wyeth qui vient d’être publiée, montre qu’une partie notable des adolescents pense que les filles sont faites pour la maternité et les garçons pour le travail. Manifestement dépitée, la journaliste du Figaro (2 février) qui commente les résultats de l’enquête, note que « les stéréotypes liés aux genres semblent en effet avoir résisté à des décennies de mixité obligatoire ».

Rendez-vous compte : « Depuis les années 1960, garçons et filles ont beau être éduqués ensemble, ils se réfèrent toujours aux mêmes clichés pour définir leurs différences. La femme ? Elle se caractérise avant tout par ses atouts physiques — féminité et séduction — puis par la maternité et la sensibilité. Quant à l'homme, il se distingue avant tout par sa virilité, son machisme et son travail, affirment les 15-18 ans sans que leurs aînés leur aient soufflé les réponses. »

Dans les contes pour de vrai, monsieur poisson-chat préfèrent madame poisson-chat à monsieur poisson-lune. Vivent les clichés !






Pour en savoir plus :
Le communiqué du Collectif pour l’enfant
Note bleue de la Fondation de Service politique Homophobie à l’école, le piège des amalgames
Le site du film d’animation Le Baiser de la lune
Les adolescents fidèles aux clichés hommes-femmes, Le Figaro, 2 février 210

 

 

 

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Commentaires (11)

Koltchak (05/02/2010): Et l'année prochaine LE GENDER S'OFFRE UN BOULEVARD EN 5ÈME :

Thème 2 : "Les identités multiples de la personne" ! sic !!
Démarches : "On s'appuie sur des exemples de figures littéraires ou sur l'expérience et les représentations des élèves pour montrer que l'identité est à la fois singulière, multiple et partagée"

http://www.libertepolitique.com/actualite/55-france/5784-histoire-geo-des-nouveaux-programmes-totalement-destructurants

Les BO des nouveaux programmes : http://www.education.gouv.fr/c...7481a.html
Koltchak (05/02/2010): Pour info :
dans la théorie du Gender, il n'y a pas 2 sexes mais 5...

Eric Mortreuil (06/02/2010): J'ai travaillé dans divers collèges et lycées. Sur la question de l'homosexualité, les jeunes ont un bon sens que leurs aînés politiciens, journaleux, etc, ont perdu de puis longtemps en abandonnant le réel pour s'enfermer dans leurs fantasmes cérébraux.
Ouf. Mais protégeons ce bon sens et éclairons-le.
Peepo (06/02/2010): PEEP contre FCPE

Associations de parents d’élèves et groupes de pression.

Traditionnellement, on considérait la PEEP comme étant à droite et la FCPE marquée à gauche : cela est bien fini ! Aujourd’hui, il semble qu’elles reçoivent toutes deux leurs consignes du parti unique UMPS.

La PEEP vient d’envoyer un communiqué sur l’éducation sexuelle suite à l’affaire dite du « baiser de la lune ».

La PEEP préconise entre autres « Une application homogène et étendue des programmes d’éducation à la santé et à la sexualité pour tous, de la maternelle à l’université » ! Devant tant de bêtise, un collègue a démissionné immédiatement de ladite association de parents d’élèves.

Pour ne citer qu’elles, qu’ont dit Nadine Morano et Roselyne Bachelot sur ce sujet ?

J’espère que « Liberté Politique » réagira vivement à ce communiqué de presse idéologique daté du 5 février que l’on trouve sur le site de la PEEP.
françois volff (07/02/2010): Sur le portail orange, les commentaires ne manquaient pas pour dire "non" à ce projet. Et je présume que, si ce film passe dans les primaires, les commentaires ne manqueront pas, et probablement moins retenus, lors des dîners en famille.
gay (07/02/2010): Votre article est encore et toujours rempli de clichés, pour exemple "obscurs militants homsexuels"; pourquoi mettre des adjectifs qualificatifs. Ce sur quoi il faut être vigilant ce sont des idéologies comme les votres qui dénoncent la lutte contre l'homophobie Et si, l'amour entre 2 personnes de même sexe est possible; ouvrez vos yeux! Il n'est pas question de dire que l'hétérosexualité n'est pas bonne ou pas à la mode, il convient juste que chaque personne soit respectée dans ce qu'elle a de plus intime: sa sexualité. Cela ne se décide pas, c'est un élément constitutif et structurant de la personne
frannot (12/02/2010): Réponse à gay :
1) vous savez très bien que des ass° sous prétexte de lutte contre le sida ou l'homophobie, font de la propagande en faveur de l'homosexualité ;
2) chacun quelqu'il soit doit être respecté, mais on peut exiger la même chose des autres ; par exemple ils ne me respectent pas et m'agressent quand ils m'imposent la gaypride ;
3) malheureusement l'homosexualité est un élément destructurant de la personne (combien d'homo finissent par se suicider, hier encore ce couturier anglais)... et de la société
gay (12/02/2010): 1/ Quand on lutte contre le sida on ne fait pas de la propagande; le sida concerne tout le monde. L'homophobie fait des victimes il faut lutter contre, comme contre toute haine ou toute ségrégation. Les gays n'ont jamais dit qu'être homo c'est mieux...
2/ La gay pride est une manif, on ne l'impose à personne; personne n'est obligé d'y aller... heureusement. La gay pride est une manif de tolérance, tout le monde y est accueilli... comme dans l'Evangile. On n'a jamais dit la même chose des fêtes religieuses et pourtant elles s'imposent à tout le monde (Noël,...); arrêtons de nous opposer les uns les autres; ayons un esprit tolérant et évangélique.
3/ Je suis homo je vis en couple et suis heureux; les homos qui se suicident le font bien souvent par suite de réactions homophobes comme le rejet par leur famille. S'ils étaient acceptés comme tels et accueillis sans pré-jugés, alors ils se sentiraient accueillis dans la société et ne passeraient pas à cette extrémité qui est insupportable. N'oublions pas que le suicide, le malheur ou la dépression touchent tout le monde et ne rendons pas les gens responsables de leurs situations. Découvrir que l'on est homo n'est pas facile, ce n'est pas un choix et il faut vivre avec alors aidons les personnes concernés à se structurer avec leur identité et ne les marginalisons pas.

Cordialement et avec tout le respect que je peux porter en tant qu'homo à une personne qui est hétéro et qui a ses convictions. Comme quoi, vous voyez, les homos ne correspondent pas aux clichés que les médias peuvent vous offrir.
Figue (13/02/2010): Sur le principe, je suis d'accord avec l'article. Seulement :

« au nom du respect de la neutralité de l'Education nationale ». : Depuis quand l'Education nationale revendique-t-elle la neutralité ?
Bien sur que non elle n'est pas neutre. elle prend bien parti puisqu'autrement, elle ne subventionnerait aucun film et c'est d'ailleurs très bien que ce soit dans ce sens à mon avis.

"Depuis les années 1960, garçons et filles ont beau être éduqués ensemble, ils se réfèrent toujours aux mêmes clichés pour définir leurs différences"

Pourquoi appeler cela des clichés ? Oui, la principale caractéristique de la femme est de pouvoir enfanter, oui la principale caractéristique de l'homme est sa force physique plus développée, donc sa résistance. C'est comme ça et c'est la nature humaine. Pourquoi toujours chercher à changer les choses ? Cela ne veut pas dire qu'il ne faut pas que les femmes travaillent, loin de là, mais pourquoi en faire une priorité ? C'est un devoir d'assurer les générations futures, c'est donc notre devoir d'assurer à la France une continuité voire un développement dans sa population.
Ce n'est pas une nouveauté de dire que seuls l'homme et la femme peuvent procréer, que cette dernière est inférieure à l'homme à de nombreux points de vue, supérieure sur d'autres (si on admet les notions d'infériorité et de supériorité mais je devrais plutôt utilisé inégal)

Je ne suis pas Homophobe dans le sens où je pars du principe que chacun fait ce qu'il veut mais les homosexuels ne doivent pas imposer leur mode de vie au sein de la Nation pour en faire une généralité !
Figue (13/02/2010): Quant au fait de la décision de la sexualité, je rajouterai seulement qu'elle se décide effectivement.
Sarah (13/02/2010): En tant qu'être humain, je me sens obligée d'intervenir sur ce long debat désastreux qui prend des proportions énormissimes ces temps ci.

D'une part, que penser d'un gouvernement qui dit vouloir se battre contre l'homophobie alors qu'il refuse la diffusion d'un dessin animé très poétique et très padégogique pour des enfants de 9 ans afin de les sensibiliser non pas à l'homosexualité mais au fait que la sexualité prend diverses formes. Non, ce n'est pas seulement le rôle des parents aujourd'hui, car on sait bien que les idées homophobes viennent majoritairement des parents puisque les enfants ont quand même tendance à faire pareil que leurs parents. L'école est là pour nous donner tous les outils en main afin que nous puissions, en toute connaissance de cause, faire un choix sur nos idées. Seulement, si à l'âge de 8 ans (déja mais oui mesdames meissieurs, à cet âge là nous sommes conscients de notre sexualité, même si cela vous déplait) on nous donne qu'une partie, qu'une moitié de cette connaissance, comment voulez vus faire la part des choses?
Donc on nous dit, non à cet âge là, on ne doit pas parler de sexualité, sachez tout de même que les dessins animés, les livres, la télé, la pub regorge d'images sexistes où la femme est toujours cantonnée à son rôle de mère, femme (wife) cuisinière.

Et non, ceux et celles qui disent que les propriétés physique des hommes et des femmes font qu'ls sont différents, renseignez vous avant de sortir de telles anneries. Françoise Héritier a écrit un livre, et bon npmbre de personnes l'ont fait avant et après elle. Les caractéristiques physiques que l'on prête aux hommes et aux femmes sont une construction sociale.

Et à ceux et celles qui disent que même les adolescents ont en tête ces clichés là, sans avoir été prévenu par leur parents, sachez qu'il n'y a pas que les mots sur terre pr véhiculer des idées, que le sparents servent de modèle et que lorsque vous vivez dans une société patriarcale, dans une famille patriarcale, l'enfents reproduit tout simplement ce qu'il voit.

Il faudrait aussi se renseigner.

Aussi, je ne vois pas en quoi la banalisation de l'homosexualité est grave puisqu'elle est une des diversités de la sexualité et non une différence.
Sachez aussi que non l'on ne choisit pas la personne pour qui on a du désir. Allez m'expliquer, vous pourquoi vous avez tel désir, tel amour pour telle femme ou tel homme? Expliquez-vous l'amour? Expliquez-vous le désir? Si ce n'est une attirance chimique, choisissez vous réellement? Je ne suis pas certaine.

Pour ce qui est du suicide, encore un cliché est icic véhiculé et vous nous mettez en plus l'histoire d'Alexander Mc Queen, qui par ailleurs ne s'est pas suicidé parce qu'il était gai. Il vivait en couple.
Sachez que moi, qui me définis comme lesbienne vis parfaitement heureuse dans mon orientation sexuelle au sein de ma famille et de mon entourage, que mon êtreest beaucoupl plus équlibré que la plupart de bcp d'autres personnes. Sachez aussi que je ne fume pas, comme on peut souvent véhiculer des images négatives d'homos qui fument et qui boivent.

Sous couvert d'un soi-disant non extremisme, votre article pu l'homophobie et l'intolérance et il est bien dommage aujourd'hui d'en arriver là.

Amicalement,
Mesdames, Meissieurs,
Avant de véhiculer des anneries pareilles, allez lire.

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