Le fil
France
Service civique : Hirsch recrute des professeurs d’éducation sexuelle
5 Février 2010
Le haut-commissaire aux Solidarités actives et à la Jeunesse Martin Hirsch a annoncé jeudi 5 février à l'Assemblée nationale que le service civique volontaire — d'une durée de 6 à 12 mois — devrait voir le jour progressivement cette année. 10.000 jeunes engagés sont prévus pour 2010, puis 25.000 l'année prochaine, 40.000 en 2012 et jusqu'à 75.000 en 2015. Parmi les offres de « service » proposées : l’éducation sexuelle dans les écoles.
Le service civique ambitionne d’ici cinq ans de toucher 10% d'une classe d'âge. Principe : proposer aux jeunes de 16 à 25 ans de s'engager dans des associations ou ONG en France ou à l'étranger pour une durée allant de six à 24 mois.
Le coût du service civique, actuellement en discussion dans l'hémicycle, serait « d'environ 6.300 euros par volontaire sur une période de huit mois ». L'engagement du gouvernement est d'un peu plus de 500 millions par an derrière ce projet. L'État versera également 1,5 million d'euros pour l'organisation de « sessions de formation citoyenne », et assurera la prise en charge des jeunes volontaires par les associations et ONG habilitées.
M. Hirsch a également assuré que « l'objectif de mixité sociale, d'origine et de niveau d'études sera garanti ». Il ne craint pas de pratiquer la discrimination : « On vérifiera par exemple que les diplômés ne soient pas surreprésentés. »
Et le créateur du RSA ne manque pas d'imagination, relève le JDD, puisqu’il prévoit des jeunes intervenant dans les lycées et les associations pour aborder les questions liées à l'éducation sexuelle. On frémit quand on pense au programme des « sessions de formation citoyenne sexuelle » que le haut-commissaire politique pourra subventionner, et quand on note que la proposition intervient après la remise à Roselyne Bachelot du rapport de l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) (cf. Le Fil, 2 février). Ce dernier pointe les difficultés d'accès à la contraception et l'augmentation conséquente des avortements et met en cause les défaillances de l'Education nationale « en matière d'éducation sexuelle et de prévention ».
Explication de texte par les jeunes de l’UMP (dits « Jeunes populaires ») : « Le rapprochement générationnel et la ressemblance dans les modes de vie faciliteraient à coup sûr la communication sur un sujet aussi crucial que la sexualité »… Oui, mais pour dire quoi ? Et comment les associations habilitées à recruter les jeunes volontaires du service civique seront sélectionnées ? On attend les précisions du haut-commissaire politique.
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Commentaires (9)
1-L'auteur dénigre la personne au lieu d'argumenter sur les idées : dans le titre, il écrit " Hirsch" au lieu de " Martin Hirsch " ou " M.Hirsch ". Cela sent le mépris a priori. En outre, dans le texte, il utilise deux fois l'expression " haut commissaire politique " pour créer un amalgame avec un régime totalitaire. Tout cela pour inciter le lecteur à penser à priori que Martin Hirsch est un " grand méchant ".
2-L'auteur ne connaît pas le contenu du programme de formation mais il " frémit " déjà . Pourquoi critiquer sans connaître ? Où sont les arguments ? Où est la réflexion ? Pourquoi écrire un article " vide " maintenant ? Il suffisait d'attendre les précisions sur ce programme.
3-L'auteur ne signe pas son article...
Un tel article ne peut que nuire à l'image de votre site. Que penser de journalistes qui dénigrent l'adversaire " ad hominem " en jouant avec les mots et qui critiquent à priori sans réflexion ni arguments ?
A noter : je ferais le même commentaire sur un article venant de la gauche laïque. Ce n'est pas une question d'opinion mais de professionnalisme minimum.
Merci de publier ce commentaire.
Pour le ci-devant Hirsch, le diplôme est une tare. Travailler pour obtenir un diplôme ne sert à rien, ceux qui ne l'ont pas obtenu et sont les plus nombreux seront statistiquement mieux traités. Je suggère au citoyen Hirsch de vérifier qu'il y ait autant de non-chirurgiens que de chirurgiens dans les blocs opératoires, autant de non-pilotes que de pilotes aux commandes des avions, etc. Pour le personnel politique, c'est inutile, les incapables sont déjà sur-représentés à hauteur de 99 % !
Faut-il rappeler que ce terme est une re-invention des socialistes et que depuis une dizaine d’années, la gauche l’emploie systématiquement derrière ce qu’elle veut mettre en valeur : rassemblement citoyen, votation citoyenne, des élus citoyens, des lois citoyennes, un service public citoyen, etc, etc, ca n’en finit pas. On devrait demander à Laurent Gerra d’écrire un sketch !
Mais que ce terme ait actuellement cours dans les couloirs de nos ministères me désole profondément.
C’est de la novlangue de bas étage, ni plus ni moins.
On a le ‘service civique citoyen’ … les ‘sessions de formation citoyenne sexuelle’. Comme ça, on apprendra comment poser une capote citoyenne … ca va valoir son pesant de cacahouètes, ces ‘séances…’
Plus sérieusement, plus ca va, plus nos ministres marchent sur la tête, et plus c’est gros, mieux ca passe !
Très bon post, Maleblanchose ! Excellent !
Pourquoi être alarmiste alors que nous ne savons même pas de quoi sera fait ce service civique ?
Les arguments et les précisions ne sont absolument pas donnés par votre journaliste.
Merci de mieux faire votre travail au lieu de prendre position sans fondements objectifs.
Sachez qu'aus USA là om il n'y pas ou peu d'éducation sexuelle, l'avortement atteint des sommets car le gouvernement américain prône l'absention. Une seconde. Et si jamais les jeunes veulent faire l'amour? Ils en savent pas se protéger, l'une tombe enceinte, elle avorte.
Soyez vigilant avant de critiquer de telles réformes, surtout lorsque vous en savez absoulement pas de quoi il en ressort. Si les jeunes savent se protéger, la femme n'aura plus ce choix drastique à faire: avorter ou pas.
Et malgré tout le respect que je dois, sachez que votre article n'est en rien source de rensiegnement.
Bien à vous,




Je ne pense pas que les jeunes qui auront la grave responsabilité morale de cette éducation sexuelle auront une quelconque liberté de présenter cette "prétendue éducation" en tenant compte de références morales objectives.
J'oserais dire que ce serait une belle occasion à saisir pour mobiliser des jeunes qui ont à coeur de défendre ces références mais il est, je pense illusoire de croire qu'il leur sera laissé une quelconque liberté en la matière. Ils devront s'en tenir aux grands principes édictés par un programme tout fait et orientés sans aucune marge de manoeuvre.
Une mesure de plus qui se veut d'ouverture mais qui enfonce un peu plus le clou du formatage des esprits. Il n'y a guère qu'une option possible désormais : la dissidence et la "désobéissance civique" à laquelle nous sommes de plus en plus contraints.