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L’Alliance pour les Droits de la Vie demande un moratoire sur la congélation des embryons

14 Janvier 2009

A l'approche des Etats généraux de la bioéthique, l'Alliance pour les Droits de la Vie s'inquiète de la pression grandissante exercée par ceux qui veulent utiliser des embryons humains pour la recherche.

Le directeur général de l'Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale), André Syrota, vient de réclamer la légalisation de la recherche sur les cellules souches embryonnaires humaines. Cette position a été reprise par le Pr Marc Peschanski, lui aussi auditionné par la mission parlementaire d’information sur la révision des lois bioéthiques.

Le docteur Xavier Mirabel, président de l’Alliance pour les Droits de la Vie  réagit  :

"Nous demandons que l'embryon humain soit le plus vite possible protégé par un moratoire concernant sa congélation. La création de banques de cellules embryonnaires demandée par M. Syrota ferait entrer la France dans une escalade utilitariste. Pourquoi nier l’humanité de l'embryon qui est une évidence scientifique ? L’embryon humain ne doit pas devenir un matériau de laboratoire."

L'Alliance pour les Droits de la Vie appelle la France à investir ses moyens humains et financiers vers les méthodes de recherche (comme celles sur les cellules issues du sang du cordon ombilical ou les cellules souches adultes) qui ne transgressent pas l’éthique tout en ayant déjà fait leurs preuves thérapeutiques.

 

 

 

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Commentaires (4)

marie-thérèse de Reviers (17/01/2009): je reprendrais la boutade d'Axel Kahn" si un embryon de vache était mis dans une femme, ça ne donnerait pas un enfant".L'embryon dès sa fécondation est un être différent de ses parents. Il ne peut qu'être humain. Ne le réduisons pas à un "amas de cellules à très haut potentiel.
Pour tester des nouvelles molécules d'intérêt pharmaceutique, utilisons des cellules adultes reprogrammées. L'argument utilisé par le Dr Peschansky disant qu'utiliser des hES permettra d'aller beaucoup plus vite pour trouver des nouvelles molécules pour soigner est applicable de la même façon à ces cellules reprogrammées. J'ajouterai de plus que à partir de cellules adultes reprogrammées on peut disposer d'un panel de cellules issues de malades et de bien portants et ce serait déjà un grand pas en avant pour tester ldes molécules nouvelles.
La position du dr Syrota et du DR Peschansky est scientifiquement intenable. Humainement cela revient à chosifier l'être humain dès sa conception et à rétablir une forme d'esclavage.
Dr Pierre-Marie Girardot (17/01/2009): Une méthodologie simple (simpliste je le reconnais) consiste non pas à partir du commencement c'est-à-dire de prendre la personne, quelle qu'elle soit (car nul je pense ne renoncera à se considérer comme une personne) mais de remonter dans le temps. On arrivera toujours (soit dans les conditions naturelles, soit dans les conditions artificielles comme dans la procréation techniquement, -pour moi il ne s'agit que de technique et non pas de médecine- assistée) à la même origine de la fécondation d'une cellule germinale humaine (un ovule) par une autre cellule germinale (un spermatozoïde). Oui Axel Kahn a raison, même si l'expression est assez triviale "un embryon de vache ne donnera jamais autre chose qu'une vache... s'il est possible d'envisager qu'une femme puisse jamais mener à terme la gestation.
Il faut dire haut et fort que Mr Peshansky n'a pas une idée très claire de ce qu'est un être humain qui pour lui est une idée assez floue à géométrie variable dans le temps.
La bioéthique nage aujourd'hui dans un bouillon de culture "nominaliste" où les mots ont plus d'importance semble-t-il que la réalité : la vie? la mort? et tout ce qui se déroule dans l'intervalle sans solution de continuité ? quelle signification si la technique peut générer ou détruire quand la conscience a abdiqué ses droits !
marie thérèse de Reviers (19/01/2009): Le problème n'est pas seulement un différend dans ce qu'est l'être humain mais surtout dans ce cas, que peut-on en "tirer". J'emploie volontairement cette expression abominable!
D'un coté, on sait "faire" (?) des embryons humains, on sait les "trier", on sait les congeler et on cherche à rentabiliser le "travail" en trouvant une utilisation aux cellules "embryonnaires souches humaines" qui avaient été présentées comme l'eldorado de la vieillesse. C'est le comble de l'utilitarisme et il faut savoir que de grandes quantités de fonds monétaires ont été investis dans cette opération. Une fois encore, cela montre que la recherche du profit financier maximal conduit généralement à des horreurs.
Je voudrais dire aussi qu'en congelant les embryons "surnuméraires" on repousse la décision du couple géniteur et de cette façon, les "producteurs" sont presque surs de récupérer les embryons. C'est une façon perverse de retarder la décision et de la minimiser.
Enfin cette démarche qui tend à augmenter, vulgariser et banaliser la "reproduction in vitro" pour répondre à "un désir d'enfants" ne s'applique qu'au pays "riches". En caricaturant, je m'en excuse par avance, on pourrait dire que d'un coté on cherche à limiter la prolifération des pauvres, par l'avortement, voire même à les éliminer par des conflits pourris, et de l'autre à satisfaire les demandes des riches, pour leur bien être.C'est une forme dramatique et perverse de "bioterrorisme" qui s'oppose à l'humanisme et surtout à l'humanisme chrétien. Bienheureux les pauvres et les coeurs purs.. le Royaume des cieux les attend " Mais pour l'instant, c'est l'horreur qui les attend!
Marie-Paule (23/01/2009): Depuis le 20ème siècle, l'homme a franchi la frontière de la peur et du respect de la nature ainsi que de soi-même en cherchant le "toujours plus petit", en cherchant à tout exposer, à tout mesurer et, finalement à tout exterminer.
L'homme moderne s'est transformé lui-même en denrée, en matière première, en un affreux rien, entrainé par soi-même dans sa folie autodestructive de consommation qui engendre un culte de nécrophylie paralysant tout vie, tout espoir constructif.

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