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Un nouveau délit : la « cyberintimidation »

12 Décembre 2008

Le saviez-vous ? Insulter son professeur sur internet via blogs ou réseaux sociaux a sa définition : la cyberintimidation [1]. Le site Note2be.com dont les syndicats et la CNIL avaient montré en France l'illégalité n'avaient pas fait finalement autre chose.


Mal leur en a pris et malgré leurs velléités de reprise d’une autre façon, les voilà durablement interdit de fonctionnement. Une Américaine qui avait écrit via Facebook que son professeur était "la pire qu'elle ait jamais rencontrée" et qui appelait à laisser "s'exprimer [son] sentiment de haine" a été suspendue trois jours, renvoyée pour "cyberintimidation" et "comportement perturbateur".

La jeune étudiante de 18 ans, dans l'impasse au moment d'une inscription à l'université, porte plainte aujourd'hui pour "violation de ses droits constitutionnels ainsi que du libre échange des idées et des opinions dans l'espace public". Ce qu'elle vise : que soit effacée la mention de "cyberintimidation" sur son dossier.

Les élèves qui avaient réagi sur son blog avaient montré quant à eux le différend de l'élève avec le professeur et l'issue du procès promet d'être intéressante.

En pleine affaire Filippis où la réaction d'un internaute a posé nettement la responsabilité des directeurs de publication avec des prolongements inattendus, il est bon que chacun prenne conscience qu'écrire sur l’Internet a des conséquences et que cet espace-là n'est pas zone franche.

Au moment où l'on cherche à soutenir les professeurs dans leur autorité missionnée - doit-on rappeler que la hiérarchie a un droit de protection à exercer à l'égard de ses maîtres ainsi que le prouve la récente condamnation de l'État à verser 15.000 euros à un enseignante poignardée - il n'est pas temps de commencer à effacer "le casier scolaire" d'éléments perturbateurs.

 
Source : www.actualitte.com
 

 


[1] D’après le site Educnet.education.fr, la "cyberintimidation" est  un phénomène dangereux et en émergence. L'Internationale de l'éducation attire l'attention sur ce phénomène de harcèlement par les outils numériques (téléphone portable ou l’Internet), dont sont parfois victimes les enseignants.

Selon une étude réalisée par le syndicat de l'éducation et de la science en Allemagne, le GEW, environ 50 000 enseignants de ce pays subissent aujourd'hui ce type d'atteintes qui consiste à harceler, tenir des propos diffamatoires ou intimider une personne. Au Canada aussi, la CSQ (Centrale des syndicats du Québec) "exige un plan d'action gouvernemental fort et rapide" pour traiter ce problème, "les élèves [étant] les premières victimes de la cyberintimidation et les trois quarts du personnel de l'éducation se [sentant] démunis".

L'étude conduite par le GEW à partir d'un échantillon de 500 enseignants montre que 8% des personnes interrogées déclarent avoir été confrontées à la "cyberintimidation". Plus d'un tiers en ont déjà entendu parler par un collègue victime de ce phénomène. Cette pratique apparaît dans 70% des cas le fait d'élèves.
 

 

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Commentaires (2)

PB (13/12/2008): Il est tellement plus facile d'injurier ses professeurs que de faire les efforts nécessaires pour assimiler et comprendre ce qu'ils enseignent...
Il y a aussi la hantise du qu'en-dira-t-on chez les jeunes. Cela les poussent plus à agresser verbalement les profs qu'à voir en eux des personnes prêtent à les aider. Et pourtant, j'en suis témoin avec mes enfants, dans le public ou dans le privé, j'ai rarement vu de profs qui ne cherchaient pas à faire progresser l'élève.
Carlos (13/12/2008): le site note2be qui permet de noter les profs sur internet est toujours en fonctionnement. Contrairement à ce que vous affirmez les syndicats de profs et la CNIL ne sont pas parvenus, malgré leurs efforts, à avoir sa peau !

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