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Le Fil de la semaine
4 Juillet 2008
Armées : crise de confiance avec le pouvoir politique ; Schisme larvé dans l’Église anglicane ; Ingrid Bétancourt remercie Dieu de sa libération… voici le “Décryptage” express de la semaine qui vient de s’écouler, par la Fondation de Service politique.
FRANCE
Armées : crise de confiance avec le pouvoir
Polémique sur les mères porteuses
INTERNATIONAL
En Irak, des crucifixions d’enfants
Schisme larvé dans l'Église anglicane
Ingrid Betancourt remercie Dieu
ÉGLISE
Benoît XVI : un été de travail
Le programme officiel de la visite en France
Ouverture de l’année paulinienne
L’actualité romaine avec Génération-BenoîtXVI.comSemaine précédente
FRANCE
Armées : crise de confiance avec le pouvoir
■ La crise qui couvait entre les armées et le pouvoir politique vient d’éclater. Les suites du drame de Carcassonne l’ont révélée au grand jour. Le terrible accident qui s’est déroulé dimanche dernier au 3° RPIMa (un sergent qui tire sur la foule à balles réelles), est tragique pour ses victimes. Elle a mis aussi en évidence des défaillances incroyables, que l'on peut résumer ainsi : un sous-officier qui perd la raison en mélangeant dans un même chargeur munitions à blanc et munitions réelles ; le comportement débridé de certaines formations spéciales (auxquelles il appartenait au sein de son régiment) qui s’estiment dégagées des règlements ; une faille sérieuse dans le contrôle des munitions ; une anesthésie à la perception du danger intrinsèque à toute activité militaire.
Après l’affaire Mahé, à Bouaké en Côte d’Ivoire il y a trois ans (décès provoqué d’un prisonnier blessé en cours de convoyage), il n’est pas interdit d’y voir les effets d’une professionnalisation mal aboutie et de conditions d’emploi défaillantes sur de nombreux plans : une qualité du recrutement qui repose désormais sur un volontariat dont les moyens, notamment financiers, font défaut et qui ne permet pas une sélection assez sévère ;
une sollicitation excessive de certaines unités par les opérations extérieures au détriment de leur formation et de leur prise en mains par les cadres ;
l’accumulation de missions impossibles, en dépit de toute mise en garde, pour des raisons politiques parfois incertaines, avec des objectifs indéterminés ;
des carences majeures d’entretien et de maintenance au point que, dans certaines unités, l’indisponibilité des équipements, notamment des matériels lourds, touche jusqu’à la moitié du parc ;
et, en facteur commun, le sacrifice systématique des crédits de fonctionnement sur l’autel budgétaire. Pourtant, en assumant une professionnalisation improvisée et imposée sans concertation, les armées ont démontré une capacité d’adaptation et de remise en cause dont aucune autre institution étatique n’a fait preuve jusqu’à présent. Beaucoup reste à faire, notamment pour alléger les structures périmées et gagner en productivité sur la logistique et l’administration ; mais les armées le savent et y sont prêtes, à condition cependant que cela ne se fasse pas sans elles, et encore moins contre elles.
Fallait-il clouer au pilori l’armée de terre toute entière et prendre personnellement à parti son chef d’état-major, en l’obligeant à démissionner instantanément ? Nicolas Sarkozy, qui n’a pas le même rapport aux armées que ses prédécesseurs, semble avoir saisi cette occasion pour faire payer au général Cuche (photo) le prix de la défiance installée entre le Président de la République et une institution qu’il ne comprend pas et dont il se méfie.
Dès le départ, la mise à l’écart des militaires dans l’élaboration du Livre Blanc a semé le trouble : pouvait-on sérieusement préparer l’outil de défense des quinze prochaines années en faisant l’impasse sur ceux qui le servent et qui savent de quoi ils parlent ? D’où le sentiment qu’il était le simple paravent d’un dégraissage aussi violent que péremptoire, et décidé a priori. D’où aussi les manifestations successives d’une défiance croissante : d’abord la lettre, objet d’une fuite opportune, que le général Cuche a adressée au chef d’état-major des armées au début de l’année pour le mettre en garde contre la « paupérisation » grandissante ; ensuite l’article du général Desportes publié dans le Monde en mars et celui du général Thomann, ancien commandant de la force d’action terrestre, en juin ; et, pour couronner le tout, la tribune publiée dans le Figaro du 19 juin par un collectif d’officiers supérieurs et généraux en activité, sous le nom de « Surcouf », tribune dont Nicolas Sarkozy a exigé de connaître les auteurs, et pas pour les féliciter !Toutes ces interventions étaient imprégnées de la même idée : la réalité des menaces et des conflits dément une bonne part des présupposés qui ont présidé à la rédaction du Livre Blanc. S’il y a de l’amateurisme, c’est de la part de ses rédacteurs dont la plupart n’ont qu’une vision théorique et abstraite des choses.
Le démenti du général Cuche destiné à sauver la face des politiques n’a guère convaincu. Au lieu de s’en tenir là, en reportant l’annonce des mesures de restructuration à la fin juillet, le ministre de la Défense non seulement a confirmé l’ampleur de la crise mais y a ajouté un camouflet envers tous les militaires.
Les trois contributions que nous publions cette semaine à propos du Livre blanc, rédigées avant le drame de Carcassonne mais tombant à point nommé, éclaireront nos lecteurs sur cette situation (L. Chardon, J.-G. Salvan et R. de Bellescize). La pente sera longue à remonter, si tant est qu’on le veuille. Mais si on ne le fait pas, la crise dégénérera : souvenons-nous des manifestations de gendarmes, en uniforme et avec leurs véhicules, à la fin du gouvernement Jospin.
Polémique sur les mères porteuses
■ La polémique entre Nadine Morano et Christine Boutin a relancé la question des mères porteuses. Elle fera l’actualité de la rentrée. Au secrétaire d’État à la Famille qui affirmait être prête à « porter » l’enfant de sa fille, Christine Boutin a répondu avec bon sens que cela ferait de celui-ci le frère de sa mère, l’enfant de sa grand-mère et l’oncle de ses frères. Déterminée, le ministre du Logement a lancé une pétition
contre la légalisation de la légalisation de la gestation pour autrui (GPA). La réponse de Nadine Morano est de dire que la société française y est « prête ». Mais que veut dire « la société est prête » ?
Nadine Morano se sent suivie par l’opinion dans les sondages. Est-ce bien la question ? Ne vaudrait-il pas mieux se demander si le bien de l’enfant est respecté ? De nombreuses études démontrent que les dissociations entre le processus de génération et la filiation est souvent cause de traumatisme. Indépendamment de toute autre question, une élémentaire attention à l’enfant exigerait un peu plus de respect de celui-ci.
Le Monde du 1er juillet publie sur ce sujet une tribune cosignée par Caroline Eliacheff, psychanalyste, et René Frydman, gynécologue-accoucheur. La grossesse n’est pas pour eux « un simple portage » les relations in utero entre la mère et l'enfant sont considérables. Pour eux, « organiser la venue au monde d'enfants portés par une femme dont le travail psychique conscient et inconscient consiste à pouvoir l'abandonner » est source de traumatisme. S’adjuger plusieurs mois de la vie d'un être humain, ce n'est pas rien. « N'est-ce pas une forme majeure d'aliénation du corps de la femme ? » Pour Caroline Eliacheff et René Frydman, la régulation de cette pratique n'est qu'un « cache-misère ». « Les dérapages sont inscrits dans la démarche même de légaliser cette forme de prostitution au nom de la souffrance des couples qui ne peuvent procréer mais qui peuvent payer. »
Comme le rapporte Genethique.org, le Parti communiste français dénonce lui aussi ce « droit à l'enfant à tout prix ». Il refuse une pratique qui « utilise le corps des femmes comme un outil de production/procréation ».
De son côté Aude Mirkovic, dans Le Figaro, constate que l’enfant sera au cœur d'un imbroglio biologique, psychique et juridique. Comment trouvera t-il sa place et ses repères ? Résumant cet article dans sa synthèse de presse, la lettre de la Fondation Jérôme-Lejeune écrit : « Alors que l'adoption a pour but d'offrir une famille à celui qui en est privé, la maternité pour autrui suscite en elle-même cette situation dès lors délibérément acceptée et savamment orchestrée » (Genethique). Et Aude Mirkovic (qui signe également une analyse dans cette édition de Décryptage) note que, quelque soient les intentions des adultes, l’enfant est « l'objet d'un contrat ». Elle rappelle qu’avant la loi de 1994 qui a interdit cette pratique, un marché s'était d'ailleurs mis en place avec toutes ses dérives inévitables.
Pour en savoir plus : ■ Elizabeth Montfort,
Mères porteuses : asservissement de la femme, instrumentalisation de l’enfant, Décryptage, 27 juin.
■ La petition
contre la légalisation de la légalisation de la gestation pour autrui du FRS, parti associé à l’UMP.
INTERNATIONAL
En Irak, des crucifixions d’enfants
■ Selon le site canadien Point de bascule, des militants islamistes crucifient des enfants pour terroriser leurs parents chrétiens et les inciter à fuir l’Irak. Les persécutions en Irak continuent. Récemment un site canadien a mis en ligne des informations alarmantes.
Depuis 2003, une douzaine d’enfants, certains âgés de moins de dix ans, auraient été enlevés, tués, puis crucifiés près de chez eux pour terrifier leurs parents. Récemment un enfant aurait été arraché à sa mère, décapité, brûlé et laissé sur le pas de la porte de sa mère.Ces actes de barbaries font partie d’une campagne de nettoyage ethnique des non-musulmans. L’Église catholique chaldéenne, l’Église syro-catholique, l’Église syriaque orthodoxe et l’Église d’Orient comptent parmi les églises chrétiennes environ 300 000 fidèles, mais un sur trois, sont actuellement réfugiés.
Beaucoup d’entre eux souhaitent émigrer vers les plaines de Ninive, dans le nord-ouest de l’Irak, où ils peuvent jouir d’une certaine indépendance et former leur propre État. Cette demande aurait reçu « un certain soutien aux États-Unis et en Europe, à condition qu’elle soit sécurisée.
Schisme larvé dans l'Église anglicane
■ À deux semaines de l’ouverture de sa conférence décennale de Lambeth, l’Église anglicane est en proie à une scission interne sans précédent : 300 évêques et archevêques de la ligne conservatrice ont affirmé le 29 juin avoir formé une nouvelle Église à l'issue d'un sommet dissident à Jérusalem. Les membres de la "Global Anglican Future Conference" (Gafcon)" majoritairement originaires d’Afrique, d’Amérique du Sud et d’Australie, ainsi que des Églises occidentales de sensibilité évangélique, dénoncent les dérives libérales et le "déclin spirituel" au sein de l'anglicanisme : ils contestent la primauté de l'archevêque de Canterbury Rowan Williams, et ont annoncé la création d'une nouvelle Communion qui aura son propre clergé et ses séminaires. Représentant 35 millions de fidèles soit presque la moitié des anglicans dans le monde, ils affirment cependant que leur initiative n'est pas un schisme mais la création d'"une Église dans l'Église" destinée à faire avancer la réforme de l'intérieur.
La scission couve depuis plusieurs années déjà : à l’origine, l'ordination en 2003 d’un évêque homosexuel, Gene Robinson, à la tête du diocèse du New Hampshire dans l'Église épiscopalienne des États-Unis (les épiscopaliens sont les anglicans américains, depuis 1789). Le silence prudent de Mgr Rowan Williams sur cette décision (pour préserver l'unité de son Église) a déclenché une rébellion dans les provinces "conservatrices", qui accusent l'Église épiscopalienne américaine d'avoir violé les enseignements de la Bible et la doctrine chrétienne. Les dissidents dénoncent la sécularisation de type occidental et entendent défendre la famille traditionnelle.
Ces dernières semaines, deux évènements avaient envenimé la situation : la célébration d’une pseudo cérémonie de mariage entre deux prêtres en l’église Saint-Bartholomée-le-Grand de Londres, que l’archevêque de l’Ouganda n’a pas hésité à qualifier de "blasphématoire"; et la nomination par l'archevêque de Canterbury de Jeffrey John, prêtre notoirement homosexuel, comme évêque de Reading, petite ville du Sud de L’Angleterre : l’intéressé avait finalement renoncé, devant le tollé de nombreuses communautés anglicanes.
Dans un communiqué publié lundi, Rowan Williams souligne que "les propositions de la Gafcon pour avancer sont problématiques à plusieurs égards". Il "appelle ceux qui les ont avancées à réfléchir attentivement aux risques encourus". Même si chacune des quarante-quatre Églises est autonome en matière de discipline et de travail pastoral, le primat anglican étant simplement le premier entre ses pairs, c’est néanmoins l’avenir de la Communion qui est en jeu. La contestation de la primauté de l'archevêque de Canterbury est emblématique d'un schisme géographique et culturel latent : le déclin actuel de l'Église mère d'Angleterre, (désertion des fidèles, diminution des ressources) et la poussée évangélique qui touche les continents du Sud pourraient mener à une redistribution du pouvoir au sein de la confession anglicane. Un communiqué accompagnant la déclaration de Jérusalem parle du "passage de la plupart des anglicans pratiquants du monde à une réalité post-coloniale, où l'archevêque de Canterbury est reconnu pour son rôle historique mais pas comme l'unique arbitre de ce que cela signifie d'être anglican" [sources : Le Monde, Nouvelobs.com, AFP, Romandie News, Courrier International].
Ingrid Betancourt remercie Dieu
■ Le pape a exprimé sa “joie” pour la libération d'Ingrid Betancourt et de ses quinzes compagnons de captivité. Il s’est recueilli dans sa chapelle privée à la « très belle nouvelle », a déclaré le père Lombardi, porte-parole du Saint-Siège. Dans un message adressé aux évêques de Colombie réunis en conférence plénière, Benoît XVI a appelé à la fin des enlèvements et des violences en Colombie.
À son arrivée sur le tarmac de la base militaire colombienne de Catam, mercredi 2 juillet, Ingrid Betancourt avait eu un geste significatif et silencieux, avant même de prendre la parole, en faisant un signe de croix. Une autre scène significative, peu ou retransmise en France un autre geste significatif : la jeune femme a d'abord voulu s'agenouiller pour prier, entourée de sa mère, Yolanda Pulecio, et de ses compagnons de captivité. L'aumônier militaire présent, en habits liturgiques, a guidé la prière : trois Ave et un Gloria patri.
Un rosaire enroulé autour de son poignet gauche, Ingrid Betancourt a d'abord remercié Dieu de sa libération en disant : « Il faut surtout que vous vous joignez à moi pour remercier Dieu d'être libre, parce que j'ai beaucoup prié. » Puis, elle a remercié l'armée colombienne, et « sa douce France ».
Le cardinal Pedro Rubiano Sáenz, archevêque de Bogota, a salué la « grande nouvelle » de la libération d'Ingrid Betancourt, des trois otages des États-Unis et des onze Colombiens. Il a invité les FARC « à ne pas laisser passer l'occasion favorable » d’accepter le dialogue. Dans un communiqué diffusé le 3 juillet 2008, Mgr Castro, président de la conférence des évêques de Colombie, a pressé la guérilla des FARC de libérer tous les otages. Dans sa lettre de captivité du 24 octobre 2007, Ingrid Betancourt avait tenu tient à envoyer « un salut fraternel à Mgr Castro et au père Echeverry », qui, sans relâche, se sont battus pour les otages « quand le silence et l'oubli nous recouvraient plus que la jungle même » [sources : Zenit, h2onews.org].
Pour en savoir plus : ■ Ingrid Bétancourt : le prix de sa libération, par Martin Sèvres, Décryptage, 29 mai 2008.
■ Ingrid Bétancourt : « C’est cela vivre », par Clément Imbert, Décryptage, 24 avril 2008.
ÉGLISE
Benoît XVI : un été de travail
■ De l’Australie aux Alpes, le programme d’été de Benoît XVI. Le pape se rend pour l’été à Castelgandolfo, à 30 km de Rome, dans les « Castelli Romani ». Les audiences sont supprimées et se sera pour lui un temps de « travail privé ».
Mais cette installation n’est pas synonyme de repos. Du 12 au 21 juillet, le Saint-Père sera en Australie pour la 23e Journée mondiale de la jeunesse. À son retour, il se rendra depuis Castelgandolfo dans le Tyrol italien, du 28 juillet au 11 août, au séminaire de Brixen-Bressanone. À son retour, les audiences générales du mercredi reprendront, dès le 13 août, un mois avant le voyage pontifical en France.
Le programme officiel de la visite en France
■ Le bureau de presse du Saint-Siège communique le programme officiel de la visite de Benoît XVI en France, du 12 au 15 septembre. Le séjour du Saint-Père correspond au 150e anniversaire des apparitions de Lourdes. L'avion papal quittera Rome-Fiumicino le vendredi 12 septembre à 9h pour atterrir à Paris-Orly après deux heures de vol. La cérémonie de bienvenue se déroulera à 12h25 à l'Elysée, où le Saint-Père sera accueilli par le Président Sarkozy avant de prononcer un discours devant les corps constitués. À 17h, il rencontrera la communauté juive à la nonciature, puis le monde de la culture au collège des Bernardins. À 19h15, le pape présidera les vêpres en la cathédrale avec le clergé, les religieuses et religieux, les séminaristes et les diacres. À l'issue de la cérémonie à Notre Dame, il saluera les jeunes rassemblés sur le parvis.
Samedi matin, Benoît XVI effectuera une brève visite à l'Institut de France, puis se rendra sur l'esplanade des Invalides pour y célébrer une grand messe. A 16h30, il quittera la capitale pour gagner l'aéroport de Tarbes, d'où il gagnera Lourdes par hélicoptère. À 18h30, il visitera successivement l'église paroissiale, le Cachot, la demeure familiale des Soubirous, et enfin la grotte de Massabielle. Il clôturera la retraite aux flambeaux sur l'esplanade du sanctuaire.
Dimanche 14, le Saint-Père célébrera une messe solennelle sur la prairie, pour commémorer les apparitions de la Vierge à Bernadette, suivie de l'angélus. Après le déjeuner avec les évêques régionaux et les prélats de sa suite, le pape rencontrera à 17h15 l'épiscopat français à l'Hémicycle. Une heure plus tard, il s'adressera aux pèlerins à la conclusion de la procession eucharistique sur la prairie du sanctuaire.
Le lendemain, à 4h45, Benoît XVI se rendra à la chapelle de l'hôpital de Lourdes puis célébrera la messe pour les malades en la basilique du Rosaire. À 12h30, après la cérémonie de congé, il regagnera Tarbes d'où l'avion papal le reconduira à Rome. L'arrivée à Rome-Ciampino est prévue à 15h15 [source : VIS].
Ouverture de l’année paulinienne
■ Le 28 juin, Benoît XVI a présidé en la basilique St-Paul-hors-les-murs les premières vêpres de la solennité des Apôtres Pierre et Paul, qui ont marqué l'ouverture de l'Année paulinienne. Le patriarche œcuménique Barthélemy Ier a participé à la cérémonie ainsi que des représentants d'autres Églises et communautés chrétiennes. « Nous sommes réunis devant la tombe de saint Paul né, il y a deux mille ans à Tarse de Cilicie, dans l'actuelle Turquie — a dit le Pape dans son homélie... Paul n'est pas pour nous qu'une figure du passé, que nous rappelons avec vénération. Paul veut parler avec nous aujourd'hui. » Benoît XVI a expliqué avoir voulu instituer cette année paulinienne spéciale, pour écouter un maître, et pour apprendre de lui la foi et la vérité, « dans lesquelles sont enracinés les fondements de l'unité entre les disciples du Christ ».
Le saint-Père s’est réjoui que l'ouverture de l'Année paulinienne ait pris un caractère œcuménique particulier, par la présence notamment de représentants d'autres Églises et communautés ecclésiales, ainsi que les délégués des Églises qui ont un lien particulier avec l'Apôtre Paul : Jérusalem, Antioche, Chypre, la Grèce.
Puis le pape a médité les concepts fondateurs de son message, parmi lesquels la liberté : Paul « parle et agit, motivé par la responsabilité de l'amour. Liberté et responsabilité sont ici inséparablement unies... Celui qui aime le Christ comme l'a aimé Paul, peut vraiment faire ce qu'il veut, parce que son amour est uni à la volonté du Christ et donc à la volonté de Dieu, parce que sa volonté est ancrée à la vérité et parce que sa volonté n'est plus simplement sa volonté..., mais est intégrée à la liberté de Dieu et qu' il reçoit d'elle la route à parcourir ».
Thierry Boutet,
Philippe de Saint-Germain,
Avec Anne-Laure Le Borgne et François de Lacoste Lareymondie
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FRANCE
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Ouverture de l’année paulinienne
L’actualité romaine avec Génération-BenoîtXVI.comSemaine précédente
FRANCE
Armées : crise de confiance avec le pouvoir
■ La crise qui couvait entre les armées et le pouvoir politique vient d’éclater. Les suites du drame de Carcassonne l’ont révélée au grand jour. Le terrible accident qui s’est déroulé dimanche dernier au 3° RPIMa (un sergent qui tire sur la foule à balles réelles), est tragique pour ses victimes. Elle a mis aussi en évidence des défaillances incroyables, que l'on peut résumer ainsi : un sous-officier qui perd la raison en mélangeant dans un même chargeur munitions à blanc et munitions réelles ; le comportement débridé de certaines formations spéciales (auxquelles il appartenait au sein de son régiment) qui s’estiment dégagées des règlements ; une faille sérieuse dans le contrôle des munitions ; une anesthésie à la perception du danger intrinsèque à toute activité militaire.
Après l’affaire Mahé, à Bouaké en Côte d’Ivoire il y a trois ans (décès provoqué d’un prisonnier blessé en cours de convoyage), il n’est pas interdit d’y voir les effets d’une professionnalisation mal aboutie et de conditions d’emploi défaillantes sur de nombreux plans : une qualité du recrutement qui repose désormais sur un volontariat dont les moyens, notamment financiers, font défaut et qui ne permet pas une sélection assez sévère ;
une sollicitation excessive de certaines unités par les opérations extérieures au détriment de leur formation et de leur prise en mains par les cadres ;
l’accumulation de missions impossibles, en dépit de toute mise en garde, pour des raisons politiques parfois incertaines, avec des objectifs indéterminés ;
des carences majeures d’entretien et de maintenance au point que, dans certaines unités, l’indisponibilité des équipements, notamment des matériels lourds, touche jusqu’à la moitié du parc ;
et, en facteur commun, le sacrifice systématique des crédits de fonctionnement sur l’autel budgétaire. Pourtant, en assumant une professionnalisation improvisée et imposée sans concertation, les armées ont démontré une capacité d’adaptation et de remise en cause dont aucune autre institution étatique n’a fait preuve jusqu’à présent. Beaucoup reste à faire, notamment pour alléger les structures périmées et gagner en productivité sur la logistique et l’administration ; mais les armées le savent et y sont prêtes, à condition cependant que cela ne se fasse pas sans elles, et encore moins contre elles.
Fallait-il clouer au pilori l’armée de terre toute entière et prendre personnellement à parti son chef d’état-major, en l’obligeant à démissionner instantanément ? Nicolas Sarkozy, qui n’a pas le même rapport aux armées que ses prédécesseurs, semble avoir saisi cette occasion pour faire payer au général Cuche (photo) le prix de la défiance installée entre le Président de la République et une institution qu’il ne comprend pas et dont il se méfie.
Dès le départ, la mise à l’écart des militaires dans l’élaboration du Livre Blanc a semé le trouble : pouvait-on sérieusement préparer l’outil de défense des quinze prochaines années en faisant l’impasse sur ceux qui le servent et qui savent de quoi ils parlent ? D’où le sentiment qu’il était le simple paravent d’un dégraissage aussi violent que péremptoire, et décidé a priori. D’où aussi les manifestations successives d’une défiance croissante : d’abord la lettre, objet d’une fuite opportune, que le général Cuche a adressée au chef d’état-major des armées au début de l’année pour le mettre en garde contre la « paupérisation » grandissante ; ensuite l’article du général Desportes publié dans le Monde en mars et celui du général Thomann, ancien commandant de la force d’action terrestre, en juin ; et, pour couronner le tout, la tribune publiée dans le Figaro du 19 juin par un collectif d’officiers supérieurs et généraux en activité, sous le nom de « Surcouf », tribune dont Nicolas Sarkozy a exigé de connaître les auteurs, et pas pour les féliciter !Toutes ces interventions étaient imprégnées de la même idée : la réalité des menaces et des conflits dément une bonne part des présupposés qui ont présidé à la rédaction du Livre Blanc. S’il y a de l’amateurisme, c’est de la part de ses rédacteurs dont la plupart n’ont qu’une vision théorique et abstraite des choses.
Le démenti du général Cuche destiné à sauver la face des politiques n’a guère convaincu. Au lieu de s’en tenir là, en reportant l’annonce des mesures de restructuration à la fin juillet, le ministre de la Défense non seulement a confirmé l’ampleur de la crise mais y a ajouté un camouflet envers tous les militaires.
Les trois contributions que nous publions cette semaine à propos du Livre blanc, rédigées avant le drame de Carcassonne mais tombant à point nommé, éclaireront nos lecteurs sur cette situation (L. Chardon, J.-G. Salvan et R. de Bellescize). La pente sera longue à remonter, si tant est qu’on le veuille. Mais si on ne le fait pas, la crise dégénérera : souvenons-nous des manifestations de gendarmes, en uniforme et avec leurs véhicules, à la fin du gouvernement Jospin.
Polémique sur les mères porteuses
■ La polémique entre Nadine Morano et Christine Boutin a relancé la question des mères porteuses. Elle fera l’actualité de la rentrée. Au secrétaire d’État à la Famille qui affirmait être prête à « porter » l’enfant de sa fille, Christine Boutin a répondu avec bon sens que cela ferait de celui-ci le frère de sa mère, l’enfant de sa grand-mère et l’oncle de ses frères. Déterminée, le ministre du Logement a lancé une pétition
contre la légalisation de la légalisation de la gestation pour autrui (GPA). La réponse de Nadine Morano est de dire que la société française y est « prête ». Mais que veut dire « la société est prête » ?
Nadine Morano se sent suivie par l’opinion dans les sondages. Est-ce bien la question ? Ne vaudrait-il pas mieux se demander si le bien de l’enfant est respecté ? De nombreuses études démontrent que les dissociations entre le processus de génération et la filiation est souvent cause de traumatisme. Indépendamment de toute autre question, une élémentaire attention à l’enfant exigerait un peu plus de respect de celui-ci.
Le Monde du 1er juillet publie sur ce sujet une tribune cosignée par Caroline Eliacheff, psychanalyste, et René Frydman, gynécologue-accoucheur. La grossesse n’est pas pour eux « un simple portage » les relations in utero entre la mère et l'enfant sont considérables. Pour eux, « organiser la venue au monde d'enfants portés par une femme dont le travail psychique conscient et inconscient consiste à pouvoir l'abandonner » est source de traumatisme. S’adjuger plusieurs mois de la vie d'un être humain, ce n'est pas rien. « N'est-ce pas une forme majeure d'aliénation du corps de la femme ? » Pour Caroline Eliacheff et René Frydman, la régulation de cette pratique n'est qu'un « cache-misère ». « Les dérapages sont inscrits dans la démarche même de légaliser cette forme de prostitution au nom de la souffrance des couples qui ne peuvent procréer mais qui peuvent payer. »
Comme le rapporte Genethique.org, le Parti communiste français dénonce lui aussi ce « droit à l'enfant à tout prix ». Il refuse une pratique qui « utilise le corps des femmes comme un outil de production/procréation ».
De son côté Aude Mirkovic, dans Le Figaro, constate que l’enfant sera au cœur d'un imbroglio biologique, psychique et juridique. Comment trouvera t-il sa place et ses repères ? Résumant cet article dans sa synthèse de presse, la lettre de la Fondation Jérôme-Lejeune écrit : « Alors que l'adoption a pour but d'offrir une famille à celui qui en est privé, la maternité pour autrui suscite en elle-même cette situation dès lors délibérément acceptée et savamment orchestrée » (Genethique). Et Aude Mirkovic (qui signe également une analyse dans cette édition de Décryptage) note que, quelque soient les intentions des adultes, l’enfant est « l'objet d'un contrat ». Elle rappelle qu’avant la loi de 1994 qui a interdit cette pratique, un marché s'était d'ailleurs mis en place avec toutes ses dérives inévitables.
Pour en savoir plus : ■ Elizabeth Montfort,
Mères porteuses : asservissement de la femme, instrumentalisation de l’enfant, Décryptage, 27 juin.
■ La petition
contre la légalisation de la légalisation de la gestation pour autrui du FRS, parti associé à l’UMP.
INTERNATIONAL
En Irak, des crucifixions d’enfants
■ Selon le site canadien Point de bascule, des militants islamistes crucifient des enfants pour terroriser leurs parents chrétiens et les inciter à fuir l’Irak. Les persécutions en Irak continuent. Récemment un site canadien a mis en ligne des informations alarmantes.
Depuis 2003, une douzaine d’enfants, certains âgés de moins de dix ans, auraient été enlevés, tués, puis crucifiés près de chez eux pour terrifier leurs parents. Récemment un enfant aurait été arraché à sa mère, décapité, brûlé et laissé sur le pas de la porte de sa mère.Ces actes de barbaries font partie d’une campagne de nettoyage ethnique des non-musulmans. L’Église catholique chaldéenne, l’Église syro-catholique, l’Église syriaque orthodoxe et l’Église d’Orient comptent parmi les églises chrétiennes environ 300 000 fidèles, mais un sur trois, sont actuellement réfugiés.
Beaucoup d’entre eux souhaitent émigrer vers les plaines de Ninive, dans le nord-ouest de l’Irak, où ils peuvent jouir d’une certaine indépendance et former leur propre État. Cette demande aurait reçu « un certain soutien aux États-Unis et en Europe, à condition qu’elle soit sécurisée.
Schisme larvé dans l'Église anglicane
■ À deux semaines de l’ouverture de sa conférence décennale de Lambeth, l’Église anglicane est en proie à une scission interne sans précédent : 300 évêques et archevêques de la ligne conservatrice ont affirmé le 29 juin avoir formé une nouvelle Église à l'issue d'un sommet dissident à Jérusalem. Les membres de la "Global Anglican Future Conference" (Gafcon)" majoritairement originaires d’Afrique, d’Amérique du Sud et d’Australie, ainsi que des Églises occidentales de sensibilité évangélique, dénoncent les dérives libérales et le "déclin spirituel" au sein de l'anglicanisme : ils contestent la primauté de l'archevêque de Canterbury Rowan Williams, et ont annoncé la création d'une nouvelle Communion qui aura son propre clergé et ses séminaires. Représentant 35 millions de fidèles soit presque la moitié des anglicans dans le monde, ils affirment cependant que leur initiative n'est pas un schisme mais la création d'"une Église dans l'Église" destinée à faire avancer la réforme de l'intérieur.
La scission couve depuis plusieurs années déjà : à l’origine, l'ordination en 2003 d’un évêque homosexuel, Gene Robinson, à la tête du diocèse du New Hampshire dans l'Église épiscopalienne des États-Unis (les épiscopaliens sont les anglicans américains, depuis 1789). Le silence prudent de Mgr Rowan Williams sur cette décision (pour préserver l'unité de son Église) a déclenché une rébellion dans les provinces "conservatrices", qui accusent l'Église épiscopalienne américaine d'avoir violé les enseignements de la Bible et la doctrine chrétienne. Les dissidents dénoncent la sécularisation de type occidental et entendent défendre la famille traditionnelle.
Ces dernières semaines, deux évènements avaient envenimé la situation : la célébration d’une pseudo cérémonie de mariage entre deux prêtres en l’église Saint-Bartholomée-le-Grand de Londres, que l’archevêque de l’Ouganda n’a pas hésité à qualifier de "blasphématoire"; et la nomination par l'archevêque de Canterbury de Jeffrey John, prêtre notoirement homosexuel, comme évêque de Reading, petite ville du Sud de L’Angleterre : l’intéressé avait finalement renoncé, devant le tollé de nombreuses communautés anglicanes.
Dans un communiqué publié lundi, Rowan Williams souligne que "les propositions de la Gafcon pour avancer sont problématiques à plusieurs égards". Il "appelle ceux qui les ont avancées à réfléchir attentivement aux risques encourus". Même si chacune des quarante-quatre Églises est autonome en matière de discipline et de travail pastoral, le primat anglican étant simplement le premier entre ses pairs, c’est néanmoins l’avenir de la Communion qui est en jeu. La contestation de la primauté de l'archevêque de Canterbury est emblématique d'un schisme géographique et culturel latent : le déclin actuel de l'Église mère d'Angleterre, (désertion des fidèles, diminution des ressources) et la poussée évangélique qui touche les continents du Sud pourraient mener à une redistribution du pouvoir au sein de la confession anglicane. Un communiqué accompagnant la déclaration de Jérusalem parle du "passage de la plupart des anglicans pratiquants du monde à une réalité post-coloniale, où l'archevêque de Canterbury est reconnu pour son rôle historique mais pas comme l'unique arbitre de ce que cela signifie d'être anglican" [sources : Le Monde, Nouvelobs.com, AFP, Romandie News, Courrier International].
Ingrid Betancourt remercie Dieu
■ Le pape a exprimé sa “joie” pour la libération d'Ingrid Betancourt et de ses quinzes compagnons de captivité. Il s’est recueilli dans sa chapelle privée à la « très belle nouvelle », a déclaré le père Lombardi, porte-parole du Saint-Siège. Dans un message adressé aux évêques de Colombie réunis en conférence plénière, Benoît XVI a appelé à la fin des enlèvements et des violences en Colombie.
À son arrivée sur le tarmac de la base militaire colombienne de Catam, mercredi 2 juillet, Ingrid Betancourt avait eu un geste significatif et silencieux, avant même de prendre la parole, en faisant un signe de croix. Une autre scène significative, peu ou retransmise en France un autre geste significatif : la jeune femme a d'abord voulu s'agenouiller pour prier, entourée de sa mère, Yolanda Pulecio, et de ses compagnons de captivité. L'aumônier militaire présent, en habits liturgiques, a guidé la prière : trois Ave et un Gloria patri.
Un rosaire enroulé autour de son poignet gauche, Ingrid Betancourt a d'abord remercié Dieu de sa libération en disant : « Il faut surtout que vous vous joignez à moi pour remercier Dieu d'être libre, parce que j'ai beaucoup prié. » Puis, elle a remercié l'armée colombienne, et « sa douce France ».
Le cardinal Pedro Rubiano Sáenz, archevêque de Bogota, a salué la « grande nouvelle » de la libération d'Ingrid Betancourt, des trois otages des États-Unis et des onze Colombiens. Il a invité les FARC « à ne pas laisser passer l'occasion favorable » d’accepter le dialogue. Dans un communiqué diffusé le 3 juillet 2008, Mgr Castro, président de la conférence des évêques de Colombie, a pressé la guérilla des FARC de libérer tous les otages. Dans sa lettre de captivité du 24 octobre 2007, Ingrid Betancourt avait tenu tient à envoyer « un salut fraternel à Mgr Castro et au père Echeverry », qui, sans relâche, se sont battus pour les otages « quand le silence et l'oubli nous recouvraient plus que la jungle même » [sources : Zenit, h2onews.org].
Pour en savoir plus : ■ Ingrid Bétancourt : le prix de sa libération, par Martin Sèvres, Décryptage, 29 mai 2008.
■ Ingrid Bétancourt : « C’est cela vivre », par Clément Imbert, Décryptage, 24 avril 2008.
ÉGLISE
Benoît XVI : un été de travail
■ De l’Australie aux Alpes, le programme d’été de Benoît XVI. Le pape se rend pour l’été à Castelgandolfo, à 30 km de Rome, dans les « Castelli Romani ». Les audiences sont supprimées et se sera pour lui un temps de « travail privé ».
Mais cette installation n’est pas synonyme de repos. Du 12 au 21 juillet, le Saint-Père sera en Australie pour la 23e Journée mondiale de la jeunesse. À son retour, il se rendra depuis Castelgandolfo dans le Tyrol italien, du 28 juillet au 11 août, au séminaire de Brixen-Bressanone. À son retour, les audiences générales du mercredi reprendront, dès le 13 août, un mois avant le voyage pontifical en France.
Le programme officiel de la visite en France
■ Le bureau de presse du Saint-Siège communique le programme officiel de la visite de Benoît XVI en France, du 12 au 15 septembre. Le séjour du Saint-Père correspond au 150e anniversaire des apparitions de Lourdes. L'avion papal quittera Rome-Fiumicino le vendredi 12 septembre à 9h pour atterrir à Paris-Orly après deux heures de vol. La cérémonie de bienvenue se déroulera à 12h25 à l'Elysée, où le Saint-Père sera accueilli par le Président Sarkozy avant de prononcer un discours devant les corps constitués. À 17h, il rencontrera la communauté juive à la nonciature, puis le monde de la culture au collège des Bernardins. À 19h15, le pape présidera les vêpres en la cathédrale avec le clergé, les religieuses et religieux, les séminaristes et les diacres. À l'issue de la cérémonie à Notre Dame, il saluera les jeunes rassemblés sur le parvis.
Samedi matin, Benoît XVI effectuera une brève visite à l'Institut de France, puis se rendra sur l'esplanade des Invalides pour y célébrer une grand messe. A 16h30, il quittera la capitale pour gagner l'aéroport de Tarbes, d'où il gagnera Lourdes par hélicoptère. À 18h30, il visitera successivement l'église paroissiale, le Cachot, la demeure familiale des Soubirous, et enfin la grotte de Massabielle. Il clôturera la retraite aux flambeaux sur l'esplanade du sanctuaire.
Dimanche 14, le Saint-Père célébrera une messe solennelle sur la prairie, pour commémorer les apparitions de la Vierge à Bernadette, suivie de l'angélus. Après le déjeuner avec les évêques régionaux et les prélats de sa suite, le pape rencontrera à 17h15 l'épiscopat français à l'Hémicycle. Une heure plus tard, il s'adressera aux pèlerins à la conclusion de la procession eucharistique sur la prairie du sanctuaire.
Le lendemain, à 4h45, Benoît XVI se rendra à la chapelle de l'hôpital de Lourdes puis célébrera la messe pour les malades en la basilique du Rosaire. À 12h30, après la cérémonie de congé, il regagnera Tarbes d'où l'avion papal le reconduira à Rome. L'arrivée à Rome-Ciampino est prévue à 15h15 [source : VIS].
Ouverture de l’année paulinienne
■ Le 28 juin, Benoît XVI a présidé en la basilique St-Paul-hors-les-murs les premières vêpres de la solennité des Apôtres Pierre et Paul, qui ont marqué l'ouverture de l'Année paulinienne. Le patriarche œcuménique Barthélemy Ier a participé à la cérémonie ainsi que des représentants d'autres Églises et communautés chrétiennes. « Nous sommes réunis devant la tombe de saint Paul né, il y a deux mille ans à Tarse de Cilicie, dans l'actuelle Turquie — a dit le Pape dans son homélie... Paul n'est pas pour nous qu'une figure du passé, que nous rappelons avec vénération. Paul veut parler avec nous aujourd'hui. » Benoît XVI a expliqué avoir voulu instituer cette année paulinienne spéciale, pour écouter un maître, et pour apprendre de lui la foi et la vérité, « dans lesquelles sont enracinés les fondements de l'unité entre les disciples du Christ ».
Le saint-Père s’est réjoui que l'ouverture de l'Année paulinienne ait pris un caractère œcuménique particulier, par la présence notamment de représentants d'autres Églises et communautés ecclésiales, ainsi que les délégués des Églises qui ont un lien particulier avec l'Apôtre Paul : Jérusalem, Antioche, Chypre, la Grèce.
Puis le pape a médité les concepts fondateurs de son message, parmi lesquels la liberté : Paul « parle et agit, motivé par la responsabilité de l'amour. Liberté et responsabilité sont ici inséparablement unies... Celui qui aime le Christ comme l'a aimé Paul, peut vraiment faire ce qu'il veut, parce que son amour est uni à la volonté du Christ et donc à la volonté de Dieu, parce que sa volonté est ancrée à la vérité et parce que sa volonté n'est plus simplement sa volonté..., mais est intégrée à la liberté de Dieu et qu' il reçoit d'elle la route à parcourir ».
Thierry Boutet,
Philippe de Saint-Germain,
Avec Anne-Laure Le Borgne et François de Lacoste Lareymondie
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