Le samedi 2 mai, le prince Jean d'Orléans, duc de Vendôme, a épousé Mademoiselle Philomena de Tornos, en la cathédrale de Senlis. Dauphin de France, héritier de la couronne, Jean de France est le descendant direct de Louis-Philippe, roi des Français, et par les femmes de la duchesse de Berry et du roi Charles X.
À 44 ans, le prince a choisi Senlis pour son mariage, la ville où, en 987, Hugues Capet fut élu roi de France, fondateur de la dynastie dont le Jean d'Orléans est le lointain descendant.
Jean d'Orléans est diplômé en philosophie (il a soutenu un mémoire à la Sorbonne sur l'actualité de la notion de bien commun) et en droit, il a étudié à Paris puis aux Etats-Unis (il est titulaire d'un MBA en administration des affaires). Après avoir travaillé dans le secteur bancaire et le conseil, il a créé en 2007 la Société pour le développement du patrimoine historique et culturel français.
Grand voyageur dans l'exercice de sa charge, aussi bien en France qu'à l'étranger où il rencontre partout les représentants de la société civile, des pouvoirs publics et des autorités religieuses, il œuvre à la promotion du patrimoine français. Il fonde en 2003 l'Association Gens de France destinée à soutenir ses activités.
Il se présente comme un prince français et un prince chrétien , car il ne cache pas sa foi catholique. À quelques jours de son mariage, il a expliqué à Gérard Leclerc dans l'hebdomadaire France catholique le sens de sa démarche :
Jean d'Orléans. - Je n'ai jamais cessé d'être croyant. La foi est pour moi comme une seconde nature, c'est autour d'elle que s'est construite ma personnalité. Dans tous les moments importants de ma vie, c'est en fonction d'elle que j'ai été amené à prendre mes décisions. La lumière que j'en ai reçue a marqué ma manière d'être et de penser : c'est ainsi que je ne peux que m'affirmer prince chrétien. Ce qui, à mes yeux, n'est nullement contradictoire avec le fait que j'ai toujours affirmé agir en prince français.
C'est Mgr Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon, qui a reçu le consentement des nouveaux époux :
J'ai eu l'occasion de le rencontrer et de discuter avec lui et j'apprécie son dynamisme, son optimisme raisonné. La manière qu'il a de laisser l'Esprit-Saint s'exprimer dans son diocèse, sans craindre de prendre des risques ou d'être critiqué, me réjouit. Nous souhaitions une messe tonique, pas trop longue, priante. Mgr Rey me semble représenter cette Église moderne qui va de l'avant sans trop d'états d'âme et dont nous avons tous besoin, derrière notre Pape...
Sur son rôle politique et sa liberté d'action :
Un prince doit rester indépendant. Vous savez, c'est une tradition dans la monarchie française de savoir rester libre de toutes les pressions. Je crois très important, pour moi, de respecter ce principe que je tiens de mon père et de mon grand-père. C'est d'ailleurs la même indépendance d'esprit qui me conduit à affirmer avec force mes convictions, même quand elles paraissent dérangeantes ou peu conformes aux opinions communes. Je défendrai toujours ce que je ressens comme juste et vrai, quoi qu'il m'en coûte. J'aime beaucoup le roi Michel de Roumanie et le roi Siméon de Bulgarie. Leur attitude, d'ailleurs assez différente, par rapport à l'engagement politique dans leurs pays respectifs, est pour moi une source de réflexion admirative, même s'il est toujours aventureux de comparer les expériences et les situations politiques. Il y a d'autres princes non régnants, dans le monde, dont l'action me paraît exemplaire et utile à leurs peuples.
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Le prince Jean d'Orléans publiera à la rentrée de septembre un livre d'entretien politique dont nous rendrons compte dans Liberté politique.
En savoir plus : www.gensdefrance.com
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