Testament politique de Richelieu, Cardinal de Richelieu, préface d’Arnaud Teyssier, Perrin.
Dans une postface qu’il avait rédigé en 1994, l’historien et vice-recteur des Universités de Paris Edouard Husson (cf . Jörg Wollenberg, Les trois Richelieu, F.-X. de Guibert) nous avait déjà expliqué tout le plus grand bien qu’il convenait de penser du Cardinal. Il serait encore insuffisant d’estimer que nos politiques ont du fil à retordre, qu’ils devraient en prendre de la graine en lisant le testament, authentique (contrairement aux dires de Voltaire), du ministre de Louis XIII. C’est au mieux de la gêne, une attitude de modestie dont ils devraient faire preuve, voire de la honte qu’ils pourraient manifester. Au nom de ses idées-force : bien public, bien commun, dévouement étymologique aux intérêts et à l’indépendance du pays dont on est le simple serviteur. C’est dire que si Armand du Plessis n’a peut-être pas eu vocation à la prêtrise, il n’est pas contradictoire, ni malvenu de considérer qu’il a embrassé avec foi et maestria un double sacerdoce : celui du culte de son roi et de son pays n’était pas le moindre.
Hubert de Champris
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