900 000 ménages Français sont surendettés, c'est ce que révèle le rapport de la Banque de France paru le 28 avril. Plus nombreux, 17 % de plus depuis la fin de l'an dernier et plus âgés. 65 % d'entre eux vivent seuls, 50 % sont sans emploi et 80 % locataires de leur appartement ou de leur maison. Plus de la moitié de leurs revenus proviennent de prestations sociales ou d'allocations chômages.
En cause, les crédits dits revolving , c'est-à-dire des autorisations de découvert en principe remboursable à tout moment mais qui, à la différence des crédits classiques, ne portent pas sur des biens d'équipement durables mais sur des biens de consommation courante. Un comportement malsain comme nous l'avons dit bien souvent ici.
Les banques et les grands distributeurs sont peut-être coupables d'octroyer un peu trop facilement des facilités de caisse à des personnes économiquement fragilisées. Mais ce que révèle en creux le rapport de la BDF ce sont surtout les vraies causes de la paupérisation de la France : l'éclatement de la famille, le divorce et l'instabilité des couples, dont l'impact économique direct et indirect est rarement souligné. Mais il n'est pas bien vu de rappeler de nos jours que la prospérité économique exige un minimum de moralité, de sacrifices et...de gratuité.
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