Dans la région de Douai, à Wandignies-Hamage, un crucifix orne les murs de la cantine depuis cinquante ans. Jusqu'à la plainte déposée par Lucie, une institutrice retraitée, âgée de 89 ans, qui s'est avisée subitement du scandale de la situation au nom de la laïcité ...

Accroché dans les années 1960, le crucifix vient donc d'être dissimulé par deux volets en bois, à la suite d'une décision du tribunal administratif de Lille. Dans le village, on s'étonne toujours : On n'avait même pas pensé que ça pouvait gêner avoue le maire, Erich Frison.

L'histoire n'est pas si ancienne. La cantine scolaire était naguère la salle du catéchisme, puis une salle d'oeuvres devenue ensuite le local des aînés, puis la salle de restauration des élèves de l'école municipale. Mais le catéchisme y est toujours enseigné. Éprise de laïcité, l'institutrice citoyenne s'est pourtant émue de la menace pesant sur les petits élèves.

Mais les villageois ne l'entendent pas de cette oreille. Une pétition de protestation a circulé dans le village : Ils sont 99% à nous soutenir , a déclaré Bernard Dujardin, membre du comité paroissial et adjoint au maire, à la presse locale. Le maire a fait appel du jugement. La Voix du Nord salue cependant sa solution de compromis : une paire de volet qui épargnera désormais aux enfants de subir l'image de Jésus crucifié, cette atroce atteinte à la laïcité.

 

 

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