Philippe de Baleine, Petite chanson d’un vieux merle moqueur, éditions de Fallois, 200 p., 16 €.

merle moqueur

D’un causticité à la limite du cynisme, connu aussi sous le pseudonyme explicite de Philippe de Jonas, l’homme, grand journaliste à Paris-Match, baroudeur – parfois de luxe – aux colonies et dans d’autres possessions françaises et féminines, fournit dans ce livre de souvenirs et selon le vocabulaire de mise, une mine d’informations sur les IVème et la Vème République. D’où il résulte que le meilleur moyen de devenir agnostique est souvent d’avoir été élevé chez les jésuites, que la fréquentation des équateurs et tropiques entretient la libido et permet de constater in situ (ce que les travaux universitaires confirmeront)  que ses colonies et ses territoires ultramarins coûtent ou ont coûté (à tous points de vue ?) plus cher à la France qu’ils ne lui ont rapporté. Ce qui n’implique pas, comme on vient de l’entrevoir, qu’ils ne lui aient pas beaucoup apporté. Les fanons du mammifère retiennent sûrement encore bien d’autres perles. On attend avec impatience une nouvelle livraison.

 

Hubert de Champris