La TV "gay" n'a pas de public, les profonations satanistes ne faiblissent pas, un évêque anglican condamné pour homophobie... les points chauds de l'actualité de cette semaine, par l'équipe de la Fondation de Service politique en ligne.
FRANCE
Justice : la loi sur la récidive en seconde démarque
Pink TV au bord du dépôt de bilan
ÉGLISE
USA : un rapport américain sur la pédophilie
France : vent de satanisme
Bavière : centenaire des moines pompiers
AFFAIRES ETRANGERES
Angleterre : un évêque "homophobe"
Semaine précédente
FRANCE
Justice : la loi sur la récidive en seconde démarque
■ Rachida Dati a fini par faire passer son projet de loi sur la récidive à l'Assemblée comme au Sénat. Un projet divisé par deux. La première mesure concerne l'obligation pour les tribunaux de prononcer des peines plancher en cas de récidive légale, c'est-à-dire un crime ou d'un délit pour lequel on a déjà été condamné. Le délinquant qui diversifie son activité ne sera pas concerné. Ces peines plancher ne représentent que le tiers des peines maximales, soit quinze ans pour les crimes théoriquement punis par la perpétuité. Et les juges pourront apprécier les circonstances exceptionnelles selon la personnalité du récidiviste, ou s'il existe des garanties de réinsertion. La question de la réitération n'est donc pas envisagée : Le voleur qui est arrêté une seconde fois pour viol sera toujours considéré comme un primo-délinquant.
La seconde concerne les mineurs de 16 à 18 ans. Ils profitent aujourd'hui de l'excuse de minorité . Celle-ci divise par deux la peine maximale encourue pour les crimes et les délits. Cette excuse peut-être supprimée en cas de meurtre, de violences et d'agressions sexuelles, et elle l'est obligatoirement en cas de deuxième récidive.
L'individualisation de la peine qui permet à beaucoup de magistrats d'absoudre les délinquants davantage considérés comme victimes de la société qu'agresseurs, n'est donc pas supprimée. Or chacun sait que 30% des sanctions ne sont jamais exécutées, et que 70% ne le sont toujours pas un an après avoir été prononcée. La promesse du candidat Sarkozy est tenue, mais au prix des soldes !
Pink TV au bord du dépôt de bilan
■ En dépit d'un immense soutien médiatique, la chaîne gay Pink TV n'a pas de public en France. D'après le Figaro du 14 juillet, la chaîne n'a pas réussi à boucler l'augmentation de capital dont elle a besoin pour espérer survivre. Ses dirigeants tentent de renégocier sa dette avec ses créanciers en leur proposant un règlement partiel : Si ces derniers ne devaient pas se contenter de l'offre, Pink TV n'aura d'autre choix que de déposer le bilan.
Selon Villagegay.com, la chaîne est endettée à hauteur de 4,5 millions d'euros. L'appel au secours lancé par le président de la chaîne, Pascal Houzelot, a échoué. Parmi les actionnaires-fondateurs, il ne resterait plus que Canal +, Connection et Pascal Houzelot lui-même. Aucun autre co-fondateur ne souhaiterait injecter des capitaux dans l'affaire.
En attendant, Pink TV réduit la voilure : ses ambitions — ou ses moyens — se limiteront à la rentrée à deux heures de rediffusion de programmes en clair, de 22 heures à minuit, et à des films "pour adultes", de minuit à cinq heures du matin . Le reste de la journée, écran vide. La chaîne, qui revendique environ 110.000 abonnés, ne compte plus que 4 salariés (dont son président).
Alors que des rumeurs prêtent à Canal + l'intention de créer une nouvelle chaîne thématique gay, peut-être sur la dépouille de Pink TV , qui voudra bien constater que la montée en puissance des revendications gay n'est pas un phénomène de société, ni même une réalité sociale significative, mais une baudruche idéologique ?
ÉGLISE
USA : un rapport américain sur la pédophilie
■ La pédophilie concerne proportionnellement moins de prêtres que le reste de la population. La Croix du 17 juillet rapporte que le Vatican a salué la décision de l'archidiocèse de Los Angeles d'indemniser plus de 500 victimes d'abus sexuels de prêtres mais a rappelé que l'Église n'est pas la seule institution concernée par le phénomène . Le rapport Américain "Sexual Abuse in Social Context : Catholic Clergy and Ather Professionals" (Special Report by Catholic League for Religious and Civil Rights) vient de le confirmer.
La proportion de prêtres américains qui ont abusé d'enfants est de 1 à 1,5 % selon les estimations. Des chiffres à comparer aux 5% d'instituteurs pédophiles avérés, aux 3 % de pasteurs protestants et au 12 % de psychologues qui ont eu des contacts sexuels avec leurs clients. En clair il est moins risqué de proposer à un enfant d'aller voir un confesseur qu'un psychologue !
France : vent de satanisme
■ Depuis un an le nombre de profanations a augmenté de 60 % en France. À la suite de la vague d'incendie d'églises en Bretagne, et des profanations de cimetières et de tabernacles qui se multiplient un peu partout en France, le magazine Famille chrétienne a publié dans son édition du 14 juillet une enquête assez inquiétantes sur les nouvelles tactiques du Diable. Le satanisme séduit de plus en plus de jeunes. Récemment, le Midi libre a fait état de nouveaux cambriolages et de vols dans des églises du Tarn.
L'Internet, souligne l'enquête de Famille chrétienne, est un puissant véhicule de cette religion de la révolte qui ne fait que répondre a un besoin d'absolu auquel l'Église peine à répondre. Pratiquement, explique le père Marc Prigent, le satanisme fonctionne comme la drogue. Seul, ou invité par une connaissance ou un ami, le jeune va trouver sur l'Internet de nombreux renseignements sur le sujet. Peu à peu, il va augmenter les doses et commencer à poser des actes comme invoquer certains démons, faire une demande d'apostasie (abandon public et volontaire de la religion chrétienne) auprès de la paroisse ou il a été baptisé, voire prendre part à des messes noires. Une pratique qui hélas tend à se multiplier, parfois même dans le clergé.
Bavière : centenaire des moines pompiers
■ L'unité des pompiers volontaires de la communauté des moines bénédictins de Sainte-Odile (bénédictins missionnaires) a fêté le centenaire de sa fondation, le 14 juillet.. De nombreuses unités de pompiers auxquelles sont liés les moines ont pris part aux festivités. Parmi eux, deux pompiers du Vatican. Après la messe célébrée par le père abbé "président", P. Jeremias Schröder, les pompiers ont défilé devant les autorités civiles et religieuses et tous les invités.
Les premiers moines-pompiers sont apparus en janvier 1907. Actuellement 19 moines en font partie. Responsables de la sécurité de leur monastère, ils veillent aussi sur un lycée de 750 étudiants, un centre de retraite spirituelle de 120 places, une entreprise agricole, différentes boutiques artisanales et une maison d'édition, ainsi qu'un tronçon de l'autoroute voisine A96.
En outre, nous apprend l'agence Fides, les moines pompiers sont appelés à prêter leurs services dans les cas d'urgence dans les environs du monastère. Dans les premières années après leur fondation, comme en témoigne les archives photographiques, les moines portaient secours toujours revêtus de l'habit monastique, aujourd'hui ils disposent d'un uniforme qui répond aux normes de sécurité en vigueur.
AFFAIRES ETRANGERES
Angleterre : un évêque "homophobe"
■ Inique : un évêque anglican condamné pour homophobie. Mgr Anthony Priddis, du diocèse de Hereford, a été condamné pour son refus d'embaucher un homosexuel John Reaney comme directeur de la jeunesse du diocèse. John Reaney candidat au poste avait avoué qu'il entretenait hors mariage une liaison avec un compagnon .
Pour sa défense, l'évêque a fait valoir que ce n'est pas en raison de l'orientation sexuelle de John Reaney qu'il a refusé son embauche, mais parce qu'il s'agissait d'une relation hors-mariage contraire à l'enseignement de l'Église, son style de vie pouvant avoir un impact sur la direction spirituelle, morale et éthique au sein du diocèse .
Cette condamnation est une première d'autant plus grave que la loi de protection des "minorités" sexuelles, dite Sexual Orientations Regulations exclut de son champ les communautés religieuses.
Pour la Fondation de Service politique,
Thierry Boutet
Philippe de Saint-Germain
■ D'accord, pas d'accord ? Envoyez votre avis à Décryptage
■









