Dominique Souchet, député de la Vendée, département qui accueille des réfugiés syriens et irakiens, vient d'alerter le gouvernement sur la situation des chrétiens d'Irak. Au cours des derniers jours, les attentats meurtriers se sont multipliés. Dans une question écrite adressée au Premier ministre, Dominique Souchet invite le gouvernement à ne pas rester silencieux face aux persécutions et aux souffrances dont sont victimes les chrétiens d'Irak.

Le département de la Vendée a accueilli depuis 2008 une vingtaine de chrétiens d'Irak. Grâce au Conseil général, elles ont ainsi pu être aidées pour trouver plus facilement un logement et prendre des cours de français. En outre, les adultes ont pu suivre un stage de conduite avant de passer le permis de conduire et bénéficient d'un suivi particulier pour trouver un emploi. Les mineurs, quant à eux, bénéficient d'aides financières pour poursuivre des études.

Pour Dominique Souchet, l'absence de réaction diplomatique forte de la part de la France, serait interprétée comme un encouragement au départ par une communauté qui est aujourd'hui menacée d'élimination. Il demande donc au gouvernement français de prendre l'initiative, en tant que membre permanent du Conseil de sécurité, de proposer un projet de résolution devant les Nations unies réaffirmant solennellement le droit des chrétiens d'Irak à pratiquer librement leur religion et à vivre en paix dans le pays qui est le leur depuis 2000 ans.

Le député de la Vendée ajoute que la France, en raison de sa politique étrangère équilibrée, dispose d'une grande crédibilité dans cette région du monde et qu'elle peut jouer un rôle majeur pour contribuer à la protection des minorités chrétiennes d'Orient.

Pour Dominique Souchet, personne n'a intérêt à voir disparaître les chrétiens d'Orient qui sont, dans une région particulièrement troublée, des vecteurs de paix permanents .

De son côté, Véronique Besse, également député de la Vendée, a demandé au Premier ministre de tout mettre en œuvre pour que la France puisse jouer un rôle plus important dans la défense de la liberté religieuse en Irak et plus largement au Moyen-Orient. Notre pays en a la capacité et la légitimité , a-t-elle écrit.

Pour que la France défende la liberté religieuse en Irak
Questions écrites au Premier ministre
M. Dominique Souchet alerte M. le Premier ministre sur la situation qui est faite aux chrétiens d'Irak. La communauté chrétienne d'Irak, l'une des plus anciennes au monde, est depuis plusieurs mois la cible de menaces et d'attentats répétés. Or, face à cette persécution en règle, la communauté internationale est restée jusqu'à présent particulièrement silencieuse. L'atroce attentat dont viennent d'être victimes les fidèles de l'église Notre-Dame du Salut à Bagdad, assassinés au seul motif qu'ils sont chrétiens, exige une réaction qui soit à la mesure de l'événement. En conséquence, il demande au gouvernement français de prendre l'initiative, en tant que membre permanent du Conseil de sécurité, de proposer un projet de résolution des Nations unies réaffirmant solennellement le droit des chrétiens d'Irak à pratiquer librement leur religion et à vivre en paix dans le pays qui est le leur depuis 2000 ans. Personne n'a intérêt à voir disparaître les chrétiens d'Orient qui sont, dans une région particulièrement troublée, des vecteurs de paix permanents. Le Conseil de sécurité des Nations unies doit donc demander expressément à tous les gouvernements des pays du Proche et du Moyen-Orient directement concernés, d'être les garants du libre exercice du culte sur leur territoire et les protecteurs, face au sectarisme fanatique, des minorités religieuses menacées de disparition.
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Mme Véronique Besse attire l'attention du Premier ministre sur la situation dramatique des chrétiens d'Irak. La communauté chrétienne d'Irak vit à l'heure actuelle une véritable persécution. Alors qu'elle comptait 800 000 personnes avant le conflit de 2003, elle en comprendrait moins de 500 000 aujourd'hui. Les chrétiens d'Irak fuient en masse leur pays et la France les accueille chaleureusement, comme c'est le cas pour le département de la Vendée qui accueille plusieurs familles irakiennes réfugiées. Mais cet exode risque de s'accélérer si rien n'est fait pour protéger sur place la population. Nous ne pouvons pas laisser comme seul choix aux chrétiens d'Irak la mort ou l'exil. Pour cela, la France doit user de son influence diplomatique forte dans la région pour faire respecter le droit fondamental des irakiens à vivre en paix, quelle que soit leur religion. Notre pays en a à la fois la capacité et la légitimité. En effet, la France bénéficie au Moyen-Orient d'une grande crédibilité car elle a été longtemps responsable de la protection de certains territoires et car elle y a toujours mené une politique étrangère équilibrée. En conséquence, elle lui demande si la France, notamment à travers l'aide au développement et au commerce extérieur, et en lien avec l'État irakien, envisage de renforcer sa participation aux projets de soutien aux écoles, hôpitaux, universités, commerces et entreprises du pays. D'autre part, elle lui demande si le gouvernement entend saisir au plus vite le Conseil de sécurité de l'ONU afin qu'il adopte rapidement une résolution pour faire respecter la liberté religieuse et la liberté de conscience en Irak.
10 novembre 2010