La proposition de loi socialiste visant à légaliser l'euthanasie a été rejetée mardi 24 novembre à l'Assemblée nationale, par 326 voix contre et 202 voix pour. L'Alliance pour les droits de la vie salue le rejet par les députés de la proposition de loi socialiste.

Pour le député socialiste Manuel Valls, ce texte prévoyait que l'euthanasie ne pouvait concerner que les personnes majeures. Une batterie de mesures devaient "encadrer" l'acte euthanasique" : quatre médecins devaient "intervenir pour donner un diagnostic", des "écrits" permettaient au malade de "transmettre ses directives" s'il n'est "pas en capacité", et enfin, il y aurait eu un "contrôle a posteriori". La proposition de loi prévoyait que ce contrôle devait être exercé par une "Commission nationale de contrôle des pratiques relatives au droit de finir sa vie dans la dignité".

Le député UMP Jean Leonetti, lui-même à l'origine de la loi de 2005 ouvrant la possibilité aux personnes en fin de vie de demander l'arrêt de l'acharnement thérapeutique, a demandé à la majorité de "repousser" la proposition de loi socialiste.

Pour Xavier Mirabel, président de l'ADV, cette proposition, en jouant sur l'ambigüité du mot "dignité" contribuait à la confusion sur un sujet difficile. Les Français ne veulent pas d'acharnement thérapeutique. Quand ils comprennent que refuser l'acharnement thérapeutique n'implique pas d'accepter l'euthanasie, la plupart de nos concitoyens sont rassurés. C'est pourquoi nous demandons que la loi Leonetti soit davantage connue et complètement mise en œuvre, ce qui passe par une promotion plus volontariste des soins palliatifs.

 

***