Le 15 juin dernier, quelques jours avant la GayPride, le groupement des homosexuels militants de l'UMP GayLib, a rencontré Xavier Bertrand et Christian Estrosi pour un point sur ses revendications. Le bilan n'est pas bon : le lobby gay demande des comptes.
D'après le magazine Têtu qui rapporte l'événement, Xavier Bertrand a annoncé que le statut du beau-parent était enterré, qu'il n'y avait pas de calendrier pour le Contrat d'union civile et que la question de la pension de réversion des pacsés, dans le cadre de la réforme des retraites, n'était pas à l'ordre du jour pour des raisons budgétaires et juridiques.
Pour Emmanuel Blanc, président de GayLib, la douche est sévère : Toute l'Europe s'ouvre au mariage homo, c'est une question d'humanisme de l'instaurer. Une affirmation pourtant apparemment contredite par une récente décision de la Cour européenne des droits de l'homme, dont un arrêt vient de reconnaître que la Convention européenne des droits de l'homme ne garantit pas un "droit" au mariage pour les couples homosexuels .
Une décision saluée par le PCD et Christine Boutin qui déclare : Si les juges ont tranché ainsi, c'est pour une bonne raison : nous n'avons pas, d'un pays à l'autre, les mêmes critères d'évaluation dans ce domaine, lié en profondeur à la mentalité de chaque pays. Un critère européen unique dans le domaine de la famille ne peut qu'être arbitraire et déposséder les Etats et les citoyens de leur responsabilité propre.
Alors que la GayPride prépare son lot coutumier d'exhibitionnisme identitaire bruyant ce samedi 26 juin à Paris, le lobby gay ne cache pas déception. Il a même été question que GayLib soit déclaré persona non grata au défilé parisien, en raison de son échec. Un échec qui montre que les élus — de l'UMP notamment, a reconnu Xavier Bertrand (feignant de le regretter) — peuvent se faire entendre quand ils sont déterminés et mobilisés, avec le soutien de la société civile.
Il reste qu'il ne faut pas baisser la garde. La lutte contre l'homophobie sert toujours de véhicule à la promotion de l'homosexualité dans les écoles, avec la bénédiction tacite des pouvoirs publics. À Biarritz, l'évêque Mgr Aillet a averti à propos de la GayPride locale : La liberté d'expression et de manifestation, qui est une liberté fondamentale, ne justifie pas certains débordements. Elle ne saurait donc cautionner aucune incitation à caractère pornographique tendant à promouvoir des comportements désordonnés quels qu'ils soient.
Les élus locaux et les parlementaires convaincus, comme Mgr Aillet, que le bien commun de la société passe par la famille fondée exclusivement sur le mariage d'un homme et d'une femme ouverts à la vie et par le droit de l'enfant à être élevé par un père et une mère doivent rester vigilants, avec notre aide et notre soutien.
[Source : GayLib, Têtu, diocèse de Bayonne, Collectif pour l'enfant]
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