Au lendemain du sommet de l’Union européenne, l’association pour la Fondation de Service politique a participé ce mardi à un petit-déjeuner organisé par l’Institut Thomas More fond de crise européenne : « Faut-il sauver l’euro ? Peut-on sauver l’Europe ? ». L’auteur de La fin de l’euro, Christian Saint-Etienne, économiste, professeur au CNAM, et l’un des pères de l’euro, et Paul Goldschmidt qui a longtemps travaillé chez Goldman Sachs, se sont exprimés sur le pourquoi et le comment de cette crise de sens et de confiance.
« Une crise politique évitable »
Pour Christian Saint-Etienne, « le déficit public de l’Union européenne pour l’année 2011 (4 points du PIB, soit équivalent à un tiers du déficit public du Royaume-Uni et des Etats-Unis) montre bien que l’Union européenne traverse d’abord une crise politique. La crise est donc évitable et, afin de la résoudre, il faut trouver une réponse politique adaptée. »Il faut de la cohérence. L’Europe prendra tout son sens avec une politique économique partagée. C’est pourquoi, pour sauver l’euro, il devient nécessaire selon lui d’introduire des éléments de fédéralisation.
A l’origine, l’euro est « mal né » : il n’a pas de zone monétaire optimale car il n’est pas adossé à un Etat souverain. En effet, la monnaie est un concept politique dont la symbolique de la puissance est immense. La souveraineté monétaire va de pair avec la souveraineté politique. Le problème réel dans la zone euro est que les 17 Etats n’ont pas de vision commune. C’est ici que la question des frontières se pose. Christian Saint-Etienne propose de créer une « fédération à périmètre réduit constituée de 9 pays liés par un traité intergouvernemental (France, Allemagne, Italie, Espagne, Portugal, Benelux, Autriche soit 89% du PIB de la zone UE) partageant les mêmes intérêts stratégiques sur la base de valeurs communes ». Cette fédération deviendrait la deuxième puissance économique mondiale. Elle serait composée de trois caractéristiques : 1. Un secrétaire d’Etat au Trésor ; 2. Un budget de la zone ; 3. Une coordination fiscale et sociale.
Côté Français, nous traversons une crise globale des finances publiques et de la compétitivité. Les dépenses publiques de la France ont augmenté de 8 points par rapport aux autres pays européens. En vue de la création de l’euro, au lieu de dépenser, l’Allemagne avait décidé, moyennant une aide de l’Etat, de renoncer à toute hausse des salaires pendant 10 ans. Contrairement au modèle de consommation français tiré par la dépense publique à crédit, le modèle industriel exportateur allemand a permis à l’Allemagne de retrouver sa compétitivité. « La France a aujourd’hui un besoin absolu de reconstruire sa compétitivité » nous dit Christian Saint-Etienne. En cela, il salue la règle d’or adoptée au niveau européen pour attaquer les finances publiques ainsi que le retrait du Royaume-Uni qui ne veut pas d’une plus grande intégration européenne.
« Le besoin d’une vraie solidarité entre les Etats membres de l’UE »
Pour Paul Goldschmidt la crise est structurelle et appelle une réponse politique. Il est par contre en profond désaccord avec la méthodologie du couple franco-allemand, Sarkozy menant une stratégie intergouvernementale et Merkel une stratégie communautaire. D’un point de vue géopolitique, Paul Goldschmidt regrette que le Royaume-Uni prenne ses distances vis-à-vis de l’Union européenne. Il juge ce sommet européen décevant car les questions de croissance et du « détricotage » des finances des banques privées et des finances publiques n’ont pas été évoquées. Le chantier n’est pas terminé. Quant à la ratification du nouveau traité, il lui paraît hautement improbable qu’elle aura lieu en mars prochain. Enfin, en ce qui concerne les mécanismes d’intervention et de stabilité, les marchés restent réticents car il règne un grand flou.
Si l’euro est défaillant, il faut le sauver pour éviter les conséquences catastrophiques d’une implosion. Si une sortie de l’euro est négociée, un contrôle des changes est nécessaire. L’Europe doit devenir fédérale : il n’y a pas de demi-mesures ; c’est pourquoi une vraie solidarité entre les Etats membres de l’UE est requise. L’euro ne survivra qu’au prix d’une plus grande intégration et que si elle s’engage sur la voie du fédéralisme.
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Les anglais disent : "not on my dead body".
Voir le commentaire en entierJe dis : s'il faut choisir entre la mort de l'euro et la mort de la France, facile de faire le bon choix.
PAS de fédération européenne : la France n'est pas comme un Etat américain, c'est une nation de plus de 1500 ans d'histoire, elle n'est pas soluble dans la mélasse européenne. Si vous voulez une autre guerre civile européenne, créez une superbe fédération type soviétique, ingouvernable et qui humiliera encore davantage des peuples qui n'en peuvent plus d'être méprisés à ce point par les pouvoirs européens.
PAS de monnaie commune : la monnaie est un attribut de souveraineté beaucoup trop important pour être abandonné à qui que ce soit d'autre qu'un peuple souverain.
M. Goldsmith, retournez donc dans votre chère Goldman Sachs, qui a expliqué à la Grèce comment trafiquer ses comptes pour qu'elle puisse intégrer l'euro.
Des gens comme vous ont travaillé pour des criminels de la finance, des fauteurs de crise. Vos avis sont nocifs et vous n'avez aucune qualification pour les formuler. Un enfant de 10 ans a plus de bon sens que vous.
C'est d'une évidence aveuglante depuis longtemps : seul le fédéralisme pouvait permettre à l'Europe de supporter un choc asymétrique.
Mais comme le disait une députée européenne française : il est difficile aux dindes de préparer le repas de Noël dans la joie. C'est le drame des dirigeants politiques qui se rassurent en disant que leurs peuples ne sont pas prêts à la fédération. Si la catastrophe arrivait, ces peuples ne maudiraient-ils pas des dirigeants qui n'ont pas su les conduire là où il fallait ?
Il faut détruire l'Euro, construction idéologique, marche-pied du fédéralisme et étape vers le mondialisme. Sarkozy l'a dit publiquement. Il faut restaurer une Europe des Nations, seule réalité, arrêter Schengen, cesser la libre circulation des hommes et des capitaux, remettre le contrôle des changes.