Communiqué, Paris, 17 décembre.

Élizabeth Montfort, conseiller régional, ancien député européen, administrateur de la Fondation de service politique, a remis aujourd'hui à 16h, 10.000 messages de soutien au grand duc Henri de Luxembourg pour son refus de la dépénalisation de l'euthanasie dans le Grand Duché. Ces messages ont été remis personnellement à l'ambassade du Luxembourg à Paris.


La Fondation de Service politique, sensible à la décision du Grand Duc Henri de Luxembourg de ne pas approuver la légalisation de l'euthanasie dans le Grand-Duché, soutient l'objection de conscience du souverain, qui honore son sens de la dignité de la personne humaine, de l'État et des responsabilités qui sont les siennes.

Porte-parole de la Fondation, Élizabeth Montfort a déposé 10.000 messages qui lui sont parvenus depuis une dizaine de jours à l'intention du Grand Duc. Ils expriment l'admiration et la gratitude de citoyens Luxembourgeois et Européens fidèles au respect de toutes les personnes en fin de vie et qui souhaitent que soient développés les soins palliatifs pour soulager leur souffrance jusqu'aux derniers instants, ainsi que des mesures facilitant l'accompagnement de leur famille.

Une démarche analogue a été conduite le même jour par des associations amies auprès des ambassades du Luxembourg à Rome et Madrid. La pétition de soutien au Grand Duc a été traduite en italien, en espagnol, en portugais, en allemand, en anglais et en polonais.

En raison de l'interdépendance des États membres de l'Union européenne, mais également de la recherche de bonnes pratiques dans les domaines ne relevant pas directement de sa compétence, les signataires sont très attentifs au vote de la proposition de loi relative à l'euthanasie et au suicide assisté.

La France, pays voisin et ami du Grand duché du Luxembourg, vient de réaffirmer son refus de légiférer sur l'euthanasie et l'exception d'euthanasie. Elle souhaite tout mettre en œuvre pour que les soins palliatifs soient mieux dispensés aux personnes en fin de vie, comme le Luxembourg l'a lui-même voté au printemps.

Au regard de la Déclaration de 1948 dont nous fêtons le soixantième anniversaire ces jours-ci, et de la Convention européenne des droits de l'homme, le droit de mourir ne peut-être considéré comme un droit de l'homme et toute législation autorisant l'euthanasie est contraire aux principes fondateurs de l'Europe. C'est aussi ce qu'affirme la charte du PPE (Parti Populaire Européen), dont le parti du Premier ministre Jean-Claude Juncker, le Parti chrétien social, est membre.

À la veille du vote de la proposition de loi dépénalisant l'euthanasie au Luxembourg, la Fondation de Service politique et ses correspondants informent également les membres de la Chambre des députés du Luxembourg. Elle s'adresse en particulier aux chrétiens-sociaux membres du Parti populaire européen dont la Charte recommande le respect de tout être humain de la conception à la mort naturelle.

Fidèles aux principes démocratiques fondateurs de l'Europe, la Fondation de Service politique transmet, ce même jour, les résultats de sa campagne de soutien à la presse du Luxembourg. Il lui semble, en effet, indispensable que tous les citoyens soient informés pour aider leur député à voter selon leur conscience.

PJ.