Chaque année, les épreuves du bac ont leur lot de psychodrames. Quand les examens ont lieu dans des établissements catholiques, il se trouve toujours des victimes de l'obscurantisme religieux pour se plaindre d'atteintes à la laïcité. Cette année, c'est à Choisy-le-Roi (Val-de-Marne) que les crucifix dans les salles de classe ont frappé.
Comme chacun sait, la vue d'une croix peut perturber la tranquillité d'un élève élevé dans la laïcité républicaine. En l'espèce, ce ne sont pas des élèves, mais deux examinatrices à l'oral du baccalauréat de français convoquées dans des salles d'examen du lycée privé Saint-André de Choisy-le-Roi (Val-de-Marne), qui se sont élevées contre la provocation religieuse, a-t-on appris lundi 6 juillet de sources concordantes affirme l'AFP.
Deux professeurs ont demandé à retirer les croix mais c'est chose impossible car il n'y a pas de raison de le faire, comme me l'a indiqué le directeur de la maison des examens d'Arcueil (SIEC) , a déclaré à l'AFP Gérard Meunier, le proviseur de ce lycée catholique.
M. Meunier ne cache pas son étonnement, son établissement est un centre d'examen depuis une dizaine d'années, et les crucifix n'ont jamais troublé personne.
Dans un esprit d'apaisement, un compromis a été trouvé : les deux examinatrices ont été remplacées pour cette épreuve, selon le SNES-FSU de Créteil. Plus précisément, les deux dames ne se sont pas représenté au lycée.
Mais l'affaire ne pouvait en rester là. Dans un communiqué, le syndicat des deux enseignantes a déploré l'attitude de la direction du SIEC qui préfère le remplacement des enseignants à l'application de la loi républicaine et de ses principes laïcs . Il appelle à une mise au point officielle .
Le secrétaire général-adjoint du syndicat, Dominique Chauvin, en appelle au bon sens (sic) : Tous les candidats doivent avoir les mêmes conditions d'examen et la consigne de bon sens est de tout retirer des murs d'une salle d'examen pour ne pas influencer les candidats.
Concernant la présence de croix dans les salles de classe, le directeur du centre d'examen avoue avoir de vrais doutes sur la gêne occasionnée pour les candidats . Mais puisque selon le SNES-FSU, c'est l'égalité des élèves sous le regard du crucifix qui est menacée, puisque certains peuvent être influencés , la direction des affaires juridiques sera saisie. Faut-il penser que le syndicat croit donc tant que cela à la puissance de la croix ?
[Sources : AFP, Creteil.snes.edu]
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