Bilan à nouveau en baisse pour le Téléthon. À Pamiers, le curé a dit non au Téléthon, pour ne pas cautionner le financement de recherches sur des cellules embryonnaires vivantes.

Déjà l'année dernière, l'abbé Bertrand de Sentenac, nommé à Pamiers en 2008, avait refusé qu'une chorale de la ville Un chœur pour le Téléthon , se produise à l'intérieur de l'église Notre-Dame-du-Camp. Le curé s'est expliqué dans La Dépêche :

Je suis émerveillé par cette solidarité qui se déploie autour du Téléthon, je n'ai aucune réserve sur la générosité des personnes et les encourage sur cette voie. Ma seule réserve se fait au niveau des recherches faites dans le cadre de la lutte contre les myopathies avec la notion de manipulation génétique. En tant qu'homme d'église, je ne peux pas participer ou cautionner cette récolte de fonds qui vise à financer des études qui impliquent la manipulation de cellules vivantes en laboratoire.

L'abbé de Sentenac a expliqué ses raisons à Jeanine Bousquet, responsable et créatrice de la manifestation Un chœur pour le Téléthon :

Je ne remets pas en cause la beauté du geste, les manifestations organisées pour le Téléthon sont magnifiques mais je pense que nous devons nous poser des questions sur les recherches qui sont faites sur les embryons. Les gens donnent de l'argent pour soigner des personnes malades mais ils doivent savoir que cette somme servira peut-être à éliminer un embryon. Pour ma part, je ne peux pas contribuer à ce processus.

Solange Rouquier, présidente de l'Appaméthon, regrette que la manifestation ne puisse avoir lieu dans l'église Notre-Dame-du-Camp, un lieu magique (sic). Pour elle, l'église est à tout le monde : La recherche est très encadrée et l'essentiel des études n'est pas fait que sur les embryons. Pour moi, c'est une forme d'intolérance d'interdire ce rassemblement qui était devenu une véritable institution à Pamiers. Le concert au profit du Téléthon avait lieu dans l'église depuis 18 ans.
Cette année, les promesses de don en faveur du Téléthon atteignent 90 millions d'euros, soit 10 de moins que les résultats escomptés par l'Association française contre la myopathie (AFM), et 5 millions de moins que l'année dernière.

Contrairement à son éthique initiale, une part des sommes récoltées par l'AFM servent à financer des recherches qui ont recours à la destruction ou à l'instrumentalisation de l'embryon humain et qui conduisent pas à des pratiques de sélection prénatale ou pré-implantatoire. Pour le docteur Xavier Mirabel, président de l'Alliance pour les droits de la vie, il y a une contradiction à vouloir soigner les patients atteints de myopathie en portant atteinte à la vie humaine déjà conçue, fut-elle sous forme embryonnaire .

[Sources : La Dépêche, L'Evangile de la vie.com, ADV]

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