La culture dominante n'aime pas la famille. La famille est aussi la mal aimée des syndicats patronaux ou de salariés comme des gouvernements qu'ils soient de gauche ou de droite. Les familles ne descendent pas dans la rue, elles ne bloquent pas les transports, ne font pas le blocus des raffineries et se débrouillent avec leurs enfants quand les conducteurs de trains et les « profs » sont en grève. En temps de crise, elles sont donc des proies faciles pour tous ceux qui veulent faire des économies afin de continuer à bien payer des légions de fonctionnaires.
C'est pourquoi nous sommes très heureux de relayer l'initiative de l'Union des Familles en Europe (UEFE) que l'AFSP soutient. Nous reviendrons sur ce sujet sur lequel nous sommes mobilisés et resterons très vigilants.
LP.com
Union des Familles en Europe 28 décembre 2011
Communiqué de presse
200 000 cadres privés de leurs droits, 9 syndicats assignés en justice
Au 1er janvier 2012, 200 000 cadres parents de familles nombreuses vont voir leurs droits à la retraite illégalement diminués.
L’Union des Familles en Europe (UFE) assigne devant les tribunaux judiciaires et administratifs les 6 syndicats de salariés et les 3 syndicats patronaux responsables de cette réforme.
L’UFE appelle les cadres lésés à se rassembler autour d’elle pour défendre leurs intérêts, qui sont aussi ceux de la Sécurité Sociale toute entière.
Depuis sa création en 1947, l’AGIRC (retraite complémentaire des cadres) verse des majorations de retraite aux salariés parents de familles nombreuses. Ces majorations sont de 10% pour 3 enfants + 5% par enfant supplémentaire dans la limite de 30%. Le même système s’applique depuis 1924 dans la Fonction Publique.
Pourquoi ces majorations ? 1° Parce que les parents de familles nombreuses ont des facultés d’épargne amoindries du fait de leur charge d’enfants 2° Parce que les mères de familles nombreuses ont des carrières altérées par leurs maternités 3° Parce que ce sont les enfants de ces familles qui, demain, paieront la retraite de ceux qui n’ont eu qu’une faible descendance.
Or, les partenaires sociaux gestionnaires de l’AGIRC ont décidé de diminuer drastiquement ces majorations : au 1er janvier 2012, elles ne seront plus que de 10% quel que soit le nombre d’enfants à partir de 3 et leur bénéfice sera plafonné à 1 000 € par an.
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- Concrètement, Monsieur Cadre-Moyen, père de 5 enfants, ne touchera à 65 ans qu’une retraite AGIRC de 1183 € par mois au lieu de 1276 € dans le système antérieur, soit une perte de 93 € par mois. Pourtant, les cotisations vieillesse de ses 5 enfants vont largement payer sa retraite personnelle et il restera encore à la Sécurité Sociale un bénéfice net d’1,1 million d’euros1.
- Monsieur Cadre-Supérieur, père de 7 enfants, va voir sa retraite AGIRC baisser de 2 976 € à 2483 € soit une perte mensuelle de 493 €. Une fois payée la retraite de leurs parents, ses 7 enfants verseront à la Sécurité Sociale un supplément de cotisations d’1,9 millions d’Euros1. On dit « Merci, qui ??? »
L’UFE ne peut accepter que neuf syndicats rayent d’un trait de plume les droits de ces salariés méritants, hors de tout contrôle démocratique, au prétexte d’économies qu’on ne demande qu’à cette catégorie de cadres et pas aux autres.
Les juristes de l’UFE estiment que les partenaires sociaux sont incompétents pour modifier les principes fondamentaux de fonctionnement de l’AGIRC, élément de notre Sécurité Sociale. La Constitution réserve ce droit au Parlement, démocratiquement élu.
C’est pourquoi, après avoir déposé en octobre un premier recours pour excès de pouvoir contre cette réforme devant le Conseil d’Etat, l’UFE vient d’assigner en annulation de cette réforme, devant le Tribunal de Grande Instance de Paris, les 9 syndicats signataires.
Rappelons qu’en 1999, ces mêmes juristes de l’UFE avaient fait plier l’AGIRC lorsque cette dernière avait voulu baisser les majorations de pension des retraités parents de familles nombreuses.
L’UFE appelle tous les cadres concernés à se rassembler autour d’elle et à soutenir son action en allant sur son site www.uniondesfamilles.org.
1) Source : Droit Social – Juillet-août 2009, p 846 et s.










Les suppléments de retraite pour enfants, dont comme cadre et militaire en retraite je suis largement le bénéficiaire, devraient cependant être repensés.
1) C'est au moment où nous sommes susceptibles d'avoir des enfants qu'il faut le plus nous aider. Il faudrait un transfert progressif du supplément de retraite au supplément d'allocations
2) Le cadre supérieur et l'ouvrier voient leurs retraites abondées du même pourcentage. Ce devrait être de la même somme. Le premier n'a pas plus de mérite que le second. Je sais que je vais me faire incendier sur ce point ! Mais l'ouvrier qui a bien élevé ses nombreux enfants a droit à la même reconnaissance de la nation
Dans notre pays, on fustige volontiers les politiques, mais très rarement les syndicats, qu'ils soient de salariés ou professionnels... et pourtant n'est-ce pas eux qui, par leur intransigeance, leur mauvaise foi ou leur démagogie, sont régulièrement à la source de la plupart des blocages de notre société ?
BRAVO