Le sondage commandé par l’AFSP à l’Ifop sur les intentions de vote des catholiques aux présidentielles a provoqué de nombreuses réactions dans la presse. Cette semaine, notre revue de presse leur est consacrée. Ici, l’analyse du Figaro.
Un sondage Ifop pour l'Association pour la fondation de service politique (AFSP) donne encore à Nicolas Sarkozy un socle de votes important chez les catholiques qui se définissent comme pratiquants. Bien que le candidat ne soit pas encore déclaré, 38 % des catholiques pratiquants se disent prêts à voter pour lui, contre 28 % chez les catholiques non pratiquants et 24 % de l'ensemble de la population. Seuls 22 % des pratiquants, sur les 1935 personnes interrogées du 12 au 20 janvier, voteraient pour le candidat PS François Hollande si le premier tour avait lieu dimanche. Contre 27 % chez les non-pratiquants et 28 % pour l'ensemble des Français.
Si, chez les pratiquants, François Bayrou est au même niveau que Marine Le Pen (17 %), la candidate FN améliore son score de quatre points chez les non-pratiquants (21 %), alors que le candidat MoDem en perd sept (10 %). Vice-président de l'AFSP, un think-tank catholique conservateur, François de Lacoste n'est pas étonné: « Les catholiques pratiquants votent moins que la moyenne aux extrêmes, leur vote n'est ni figé ni tenu par des sympathies partisanes. »
Une forme d'exaspération
La semaine dernière, un sondage TNS-Sofres réalisé pour Pèlerin Magazine donnait des résultats proches : Marine Le Pen trouvait du soutien chez 22 % des catholiques non pratiquants contre 15 % chez les «pratiquants réguliers ».
Au deuxième tour du sondage Ifop, si Hollande l'emporte à 57 % contre 43 % pour Sarkozy dans l'ensemble, la parité est établie à 50-50 chez les catholiques et Sarkozy l'emporte de loin chez les pratiquants, à 61 %. Il perd à 47 % chez les non-pratiquants.
En revanche, en comparaison avec un sondage identique de 2007 pour le second tour, le chef de l'État perd 11 points chez les pratiquants, passant de 72 % à 61 %. François Hollande gagne 11 points par rapport à Ségolène Royal. «Les catholiques pratiquants représentent 2 % du corps électoral et peuvent faire basculer la donne», note François de Lacoste. «Or, on sent chez eux une forme d'exaspération, même si le bilan du quinquennat leur est globalement favorable. »
Source : Le Figaro









