Dans un sondage exclusif IFOP-JDD, l’institut a testé l’hypothèse selon laquelle Marine Le Pen ne serait pas présente au premier tour faute de parrainage. Un scénario qui change la donne électorale de façon significative.
Le Journal du Dimanche a publié récemment un sondage qui a fait du bruit. Avec l’IFOP, l’hebdomadaire français a testé l’hypothèse d’un premier tour très resserré où ne seraient présents que les candidats d’ores et déjà assuré ou presque d’avoir leurs 500 signatures.
Dans un tel scénario, Marine Le Pen (350 signatures), Dominique de Villepin (300), Christine Boutin (250), Hervé Morin (300) ou encore Corinne Lepage ne seraient pas présents au premier tour. Une hypothèse qui a permis à l’institut de sondage d’étudier la dynamique des reports de voix.
Un scénario en faveur de Sarkozy et Bayrou
Si l’hypothèse de ce sondage se vérifiait, le rapport de force électoral serait radicalement différent. François Hollande et Nicolas Sarkozy se partageraient la tête avec 33% des voix. Le premier bénéficiant d’un report de voix de 3,5 point et le second de 8,5.
François Bayrou également serait l’un des grands privilégiés de ce scénario avec 4,5 points supplémentaires qui le ferait passer à 17% d’intention de vote. Le candidat du Modem confirme ainsi sa position d’alternative au système.
Un sondage contesté…
De nombreux éditorialiste et Marine Le Pen elle-même lors d’un meeting ont dénoncé ce sondage comme étant partisan. L’Ifop s’en défend et argumente en soulignant que Marine Le Pen elle-même a évoqué la possibilité qu’elle ne réunisse pas ses 500 signatures afin de pousser le débat sur les parrainages. L’institut de sondage a estimé opportun de tester l’hypothèse.
… une médiatisation orchestrée
A propos de cette médiatisation, plusieurs portes paroles de candidat ont émis leurs doutes. Bon nombre d’entre eux, estiment qu’il s’agit d’une méthode éprouvée par le passé du FN pour se présenter en victime du système et ainsi augmenter sa visibilité médiatique.
Ainsi, Pierre Moscovici, directeur de campagne de François Hollande affirme « C’est une leçon du passé : Marine Le Pen aura ses 500 signatures, comme son père les a toujours eues. Certains parlent de bluff, moi, je parle de stratégie de victimisation. »









