Les « élèves décrocheurs » représenteraient un pour cent des élèves du second degré en Bretagne selon le Télégramme. Cette population représente un vrai défi pour les acteurs éducatif de la région.
Décrochage scolaire
On appelle ainsi les élèves qui sortent en cours de route du système d’enseignement classique sans aucune solution adaptée. Ces jeunes se retrouvent livrés à eux-mêmes et sans formation.
Récemment le SIEI (Système interministériel d'échanges des informations) a été mis en place pour repérer ces jeunes « décrocheur » ou en phase de décrocher. Imparfait, le système permet cependant des repérages explique un responsable du service orientation. C’est ainsi le nombre des élèves bretons décrocheurs ou en risque de décrochage a été estimé à 2 800 élèves, soit 1% des effectifs du second degré.
Priorité nationale
Le but de ce repérage est bien évidemment de venir en aide à ces jeunes déscolarisés. Pour cela, la lutte contre le décrochage scolaire a été déclarée priorité nationale et des plates-formes de suivi et d'appui aux décrocheurs ont été mises en place depuis mai 2011. Composée de CIO (centres d'information et d'orientation), missions locales, MGI (missions générales d'insertion), Pôle emploi et des collectivités locales, elles prennent en charge les jeunes décrocheurs et s’occupent aussi de la prévention. Le but est de proposer aux élèves décrocheurs ou en risque un autre projet d'orientation plus adapté, vers la voie professionnelle par exemple. Ultimement, comme le souligne le Principal au collège Louis-Guilloux de Montfort-sur-Meu (35), Loïc Fouillet, « Le plus important, c'est de redonner du sens à la présence au collège ».
Source : Le Télégramme









