Dans son Message à la nation devant  l’Assemblée fédérale le 12 décembre 2012, le président russe appelle au sursaut culturel et démographique pour sauvegarder l’identité nationale.

« Dans un contexte de nouvelle répartition des forces économiques, civilisationnelles et militaires, la Russie doit être un pays souverain et influent. Nous devons non seulement nous développer de façon durable, mais aussi sauvegarder notre identité nationale et culturelle pour ne pas se perdre en tant que nation.

« Les partis, le gouvernement, le président changeront, mais cela ne doit pas porter atteinte aux fondements de l'État et de la société, interrompre la continuité du développement national, entraîner une révision des questions relatives à la souveraineté, aux droits et aux libertés des citoyens.

« Se sentir responsable de son pays, ça ne vient pas au moyen de slogans et d'appels, mais uniquement quand les gens voient que le pouvoir est transparent et accessible, qu'il bosse au nom du pays, de la ville, de la région et du village et qu'il prête l'oreille à l'opinion publique. Le pouvoir ne doit pas constituer une caste isolée.

« Je pense que la norme en Russie doit devenir une famille avec trois enfants , [...] il faut mettre en place des conditions favorables, tout d'abord pour les femmes, afin qu'elles n'aient pas peur que la naissance d'un deuxième et d'un troisième enfant ne mette un frein à leur carrière [...]. Si la nation n'est pas capable de se préserver et de se reproduire [...], alors on n'a même pas besoin d'un ennemi extérieur, car tout s'écroulera tout seul. [...]

« Il semblait qu'il n'était plus possible de mettre un terme à cette catastrophe [démographique]. [...] Mais nous avons réussi à rompre ce phénomène destructeur. Après la mise en place de programmes [pour la natalité], la population s'est stabilisée et à partir de 2010 elle a commencé à croître.

« Nous devons apporter notre plein soutien aux institutions qui incarnent les valeurs traditionnelles et qui ont fait la preuve de leur capacité à les transmettre de génération en génération.

« Nous n'admettrons pas l'apparition en Russie d'enclaves ethniques fermées qui vivent en dehors du cadre juridique et culturel commun du pays et ignorent les normes, lois et règles communément admises.

« Cela me fait mal de le dire, mais la société russe souffre actuellement d'un déficit de miséricorde, de sympathie et de compassion, de soutien et d'entraide, c'est-à-dire de ce qui de tout temps nous rendait plus forts et plus résistants. »

 

Source : communiqué par E.V.R.