Nouvelles de France a récemment publié un courriel envoyé par Thierry Meyssan, le président-fondateur du Réseau Voltaire, homosexuel militant bien connu dans les années 90, au député UMP Christian Vanneste dans lequel le premier donne raison au second.

Monsieur le député,

J’ai appris la polémique que vous avez provoquée. Il se trouve que vous avez raison : il n’y a aucune trace de déportation des homosexuels en France, alors que les faits ont été établis en Allemagne et en Autriche.

J’ai fondé jadis l’association Mémorial de la déportation homosexuelle après avoir découvert le cas de M.Pierre Seel. J’ai mené campagne pour qu’il puisse faire valoir ses droits. J’ai obtenu la modification par décret du Secrétaire d’État aux Anciens combattants des conditions d’attribution de pension. Cependant, au moment de remplir son dossier, je me suis trouvé face à l’impossibilité de réunir les pièces nécessaires et j’ai finalement dû admettre que le témoignage de ce Monsieur était un faux. En définitive, en écoutant ses déclarations enregistrées à des dates différentes, j’ai pu constater qu’il avait progressivement fabriqué son histoire.

J’ai alors demandé à mon ami Henri Caillavet, qui présidait la CNIL, de diligenter des recherches pour vérifier si la déportation des homosexuels avait eu lieu en France. Il s’est avéré qu’aucun fichier n’avait été établi sur ce sujet. Il n’y avait donc jamais eu de politique de déportation des homosexuels en France, même si on ne peut exclure des cas isolés de personnes victimes des préjugés de l’époque. Allant plus avant dans mes recherches, je suis arrivé à la conviction que ce crime n’a existé de manière organisée que dans des territoires du Reich, mais probablement pas en Alsace-Moselle bien que cette région française ait été annexée.

Je porte ces éléments à votre connaissance par souci de clarification du débat public.

Veuillez agréer, Monsieur le député, l’expression de mes salutations républicaines.

Thierry Meyssan

 

Source : Nouvelle de France