Depuis 1982 en France, la journée de la femme est célébrée tous les 8 Mars. Pourtant, cette année à Sciences-Po, c’est le genre qui est mis à l’honneur avec la  troisième édition de la Queer Week organisée par des étudiants!  Avec des conférences et des ateliers autant réflexifs (comme la discussion sur « stéréotypes et plaisir sexuels ») que « pratiques » (initiation à « l’effeuillage burlesque » ou présentation de sex-toys), le but est de « faire naître un intérêt » pour les questions de genres et de sexualité... « Et, par-là, interroger les normes » nous rapporte les nouvelles/news/l’autre genre d’info/. Mais alors, si le genre préexiste au sexe, et donc au sexe féminin, quel avenir pour la femme ? Est-il devenu politiquement incorrect de la fêter ? 

Une des conférences proposées s’intitule : « Peut-on dépas­ser notre modèle du couple ? Exemples des sub­jec­ti­vi­tés rela­tion­nelles les­biennes ». Elle a été traitée par Natacha Chetcuti, sociologue à l’INSERM, qui confron­te la diver­sité du couple lesbien à la norme figée du modèle hétérosexuel….. Pour elle, « dans les couples mono­games, … l’infidélité est répri­mée. Les rai­sons de l’exclusivité décou­le­raient d’un condi­tion­ne­ment de genre, et d’une idéo­lo­gie sté­réo­ty­pée de l’amour comme centre de l’expérience et aven­ture par excel­lence dans la vie d’une femme, reflet de codes très mar­qués de la société. » Pour ce qui est de « la ques­tion des formes d’union dans le couple les­bien » , les réac­tions sont plurielles face aux avan­cées sociales : « si beau­coup de les­biennes consi­dèrent le PACS et le mariage en termes d’avancée sociale, de moder­nité et d’une liberté de choix, d’autres voient le mariage comme un « risque de recon­duc­tion du couple à l’identique, un risque de se cal­quer sur le modèle hété­ro­sexuel et de ren­for­cer un sys­tème inéga­li­taire d’assimilation du modèle domi­nant ». Mais, pour ne pas s’ennuyer, d’autres événements comme le « gayfiti » de Kashing, street-artiste, sont au programme ! 

Finalement, cette semaine de remise en cause des identités s’achèvera  par une magnifique soirée de clôture au « Queer Cabaret/Freak Show » où vous êtes naturellement invités à « trans-gresser tout ! ». Le groupe Facebook Queer Week Sciences Po nous informe que grâce à leur partenaire WetForHer Paris, « des sextoys à gagner seront tirés au sort parmi les préventes de la soirée ! »

 

Astrid Cœurderoy 

 

L’intégralité du programme et des infos est sur le site officiel de la Queer Week