Le 14 novembre 2011, la députée UMP Bérangère Poletti a déposé à l'Assemblée nationale une proposition de loi visant à faciliter l'accès des mineures à l'IVG et à la contraception, en garantissant notamment la gratuité et l'anonymat à celles qui le souhaitent. Un anonymat garanti à l'adolescente y compris vis-à-vis de ses parents grâce à une facturation spécifique qui permette à l'Assurance-maladie de tenir secret le remboursement.

La proposition de loi intègre également un volet  prévention et prévoit de renforcer l'éducation sexuelle à l'école en la rendant obligatoire. Elle préconise également de procéder à une expérimentation en autorisant les sages-femmes de certaines régions à procéder à des IVG-médicamenteuses.

Cette proposition de loi est loin de faire l'unanimité. Nora Berra, secrétaire d'Etat à la santé, a affirmé fin octobre dernier son  opposition ferme à cette proposition de loi. Elle a notamment souligné qu'il ne fallait pas  court-circuiter le rôle des parents et a rappelé la  toxicité de certains contraceptifs. Des chercheurs Canadiens ont, récemment, mis en évidence, grâce à une étude menée sur la population mondiale, un lien entre l'augmentation des cancers de la prostate et la prise de contraceptifs oraux. Sans parler des troubles psychologiques et la dépression que peut entraîner l'avortement chez les adultes. Quelles en seront les conséquences sur des adolescentes à la sensibilité décuplée par les hormones ?

Plusieurs associations familiales se sont également prononcées contre ce projet de loi. Elles dénoncent l' ingérence dans la vie de famille et le  non-respect du rôle des parents qu'elle impliquerait.

 

Source : Gènéthique.org

 

 

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