Pierre Bertin-Hugault, candidat dans la 8eme circonscription du Rhône, livre à libertepolitique.com ses valeurs et son programme à la veille du premier tour des législatives.
Votre candidature :
Pourquoi vous présentez-vous ?
Parce que je ne trouve aucun autre candidat pour défendre les points non négociables que constituent le respect de la vie, la défense de la famille…et une véritable anthropologie réaliste de l'homme
Dans quelle circonscription ?
La 8ème circonscription du Rhône
Pour quel parti ?
MPF, CNIP, PCD, RIF, RPF
Qu’est-ce qui vous motive personnellement ?
L'amour de la Vérité et de mon pays
En quoi votre candidature a-t-elle un sens dans le contexte politique actuel ?
Offrir une solution positive à mes concitoyens désabusés, sachant que j'ai fait la preuve en tant que maire, que l'on pouvait redresser une situation désastreuse à la fois financièrement, socialement, au niveau de l'urbanisme…
Comment envisagez-vous votre action si vous êtes élu ?
Créer un réseau de députés et d'élus autour d'un programme de rénovation qui commencera à s'attaquer aux causes afin de cesser de payer les conséquences. Enseignement et culture d'abord, création d'entreprises par allègement des formalités et charges ensuite.
Si vous n’êtes pas élu comment envisagez-vous la suite de votre engagement politique ?
Continuer à faire de la formation anthropologique.
Votre programme :
Dans le contexte de crise que nous traversons, comment imaginez-vous les mesures économiques à prendre pour remettre l'économie au service de l'Homme ? En particulier la finance ?
- "Faites-moi de bonne politique, je vous ferai de bonnes finances" 1830 Baron Louis, ministre des finances
- Revaloriser le travail et permettre aux femmes d'élever normalement leurs enfants sans devoir travailler pour joindre les deux bouts
- Réduire les dépenses publiques sans diminuer la qualité du service (Je l'ai fait au niveau communal). Interdire le déficit.
- Recentrer l'Etat sur ses missions régaliennes
- Lutter contre la fraude (allocations sociales notamment)
François Hollande a proposé un programme qui annonce de nombreuses réformes de société directement liées au respect de la vie. Quelles sont vos positions sur l'euthanasie et la recherche sur les cellules souches embryonnaires ? L’avortement ?
Refus absolu de l'euthanasie et de la recherche sur les cellules souches embryonnaires qui de plus est inefficace. Programme de sensibilisation et d'éducation à la vie et à l'amour pour diminuer le nombre d'avortements. Publicité éducative sur les conséquences dramatiques des avortements sur les mères et tout leur entourage, y compris sur le coût financier pour la société.
Le Président entend également réformer le mariage civil pour l'ouvrir aux personnes de même sexe. Le ministre de la famille a déjà pris des engagements allant en ce sens. Cela ouvrirait bien évidement la porte à l'adoption d'enfants par des couples homosexuels. Comment vous situez-vous par rapport à ces débats ?
Le mariage, union stable d'un homme et d'une femme, ouvert à la vie, base de la famille cellule de base de la société ne peut faire l'objet d'aucune dénaturation. Le droit pour un enfant d'avoir un père et une mère doit être reconnu.
L'Education nationale est en échec depuis de nombreuses années. En partie parce que cette institution est le siège d'une idéologie permissive, égalitariste et dépassée ; mais aussi parce qu’elle privilégie le « pédagogisme » sur la transmission des savoirs. Quelle est votre analyse et comment redresser la barre ?
200.000 enfants sortent chaque année de ce système, démolis, incultes et ne maîtrisant ni la langue, ni les savoirs fondamentaux. On en est à devoir exiger en 1ère année de faculté ou de grande école, la participation à un "recyclage" en français, orthographe et grammaire pour tenter de combler de graves lacunes ! La priorité absolue est donc à mettre sur l'apprentissage de la lecture et de l'écriture qui doivent être acquises à la fin du CP. Puis la grammaire basique à la fin du CE2. Ensuite, les textes doivent être choisis sur des critères de beauté de notre langue et non sur des présupposés idéologiques. La formation de la mémoire s'acquiert avec de beaux poèmes et des fables de La Fontaine… Ensuite l'histoire doit être enseignée sur des bases chronologiques et complètes jusqu'en terminale. Enfin, le latin ne doit plus être laissé pour compte, mais valorisé au moins jusqu'en 3ème si l'on veut redonner culture et sens critique à tous. Tous les enfants doivent atteindre au moins le niveau du certificat d'études des années 1950. Le bac pour tous est une ineptie, mais l'apprentissage est une nécessité.
La gestion de l’Education nationale est actuellement très centralisée ce qui peut-être un frein à l’attention aux enfants sur le terrain. Qu’en pensez-vous ?
Le "mammouth" a besoin d'être dégraissé et cela peut s'opérer en douceur en créant des filières concurrentielles avec des enseignants responsabilisés, mieux payés et intéressés aux résultats. Le ticket scolaire serait un outil propre à atteindre ces objectifs.
La France est en situation de crise et face à un impératif de mise en adéquation de ses dépenses publiques (55% du PIB) avec ses ressources publiques (45% du PIB). Pourtant elle a l'une des administrations étatiques les plus lourdes d'Europe et ses missions, effectifs et structures n’ont pas évolué malgré la décentralisation et le changement du monde environnant. Les Français la ressentent aujourd’hui comme de moins en moins efficace et de plus en plus contraignante. Comment selon vous serait possible la recherche d’un nouvel équilibre qui ne se traduise pas tout simplement par un surcroît d’effectifs et un surcroît d’impôts, mais un allègement et une plus grande efficacité ?
Une entreprise affrontée à de telles difficultés fait appel à un audit extérieur (et non pas du sérail) pour faire le diagnostic des branches mortes et de celles à émonder. J'ai eu le témoignage de satisfaction de l'association "Lyon place financière et internationale" pour avoir fait la démonstration que l'on pouvait diminuer ces dépenses publiques (jusqu'à 20% dans certains services) sans traumatisme social et en redonnant au contraire motivation et satisfaction au personnel de la collectivité que j'ai eu à gérer.
La famille est cellule de base de la société. Sa définition légale est cependant de plus en plus floue. Comment dans ce contexte définiriez-vous la politique familiale ?
Si la famille va bien, la société va bien. Toute décision doit donc être rapportée à son impact sur la famille, quel que soit le domaine abordé. A titre d'exemple, les abattements pratiqués sur la taxe foncière devraient être pérennisés même lorsque les enfants ne sont plus à charge fiscalement, car le "sanctuaire" familial doit pouvoir accueillir enfants et petits-enfants le plus longtemps possible, à la fois pour l'unité familiale mais aussi pour l'enrichissement intergénérationnel.
Quel est son but ? Que préconisez-vous comme mesures pour protéger les familles en France, les encourager dans leur œuvre d’éducation et de préparation de l’avenir, leur rendre justice ?
La famille est le meilleur lieu d'éducation des enfants. On y apprend le respect de l'autre, la générosité, la gratuité, la reconnaissance. La société est là pour la soutenir et l'aider. Les allocations familiales et le quotient familial ont été progressivement diminués car on a confondu politique familiale et politique sociale. Même M. Sarkozy n'a pas été capable de marquer cette différence lors de son débat télévisé avec M. Hollande. Revaloriser leur calcul est indispensable. Un salaire maternel serait également un outil bienfaisant, à la fois reconnaissance du travail de formation accompli par la mère de famille, et diminution du chômage. Il faut surtout aider les familles françaises à partir du 3è enfant. Enfin, la retraite doit également intégrer un supplément familial, car toute la nation doit être reconnaissante à ceux qui ont créé des consommateurs, puis des travailleurs.
Comment selon vous devrait se concrétiser la priorité aux plus pauvres (en matière de retraites, logements et santé par exemple) ?
Il faut d'abord s'attaquer aux causes, afin qu'il y ait moins de pauvres et d'exclus, sinon le tonneau des Danaïdes sera notre lot. Ensuite, il faut respecter ces pauvres en les aidant mais en faisant en sorte qu'ils ne soient pas assistés. Il vaut mieux leur donner des allocations plus importantes justifiées par une activité de leur part, tout en leur laissant payer le prix normal des services. Mais la pauvreté morale est la plus pénible et un réel effort de présence, de solidarité et d'accompagnement doit être fait en leur faveur.
Les libertés religieuses et de conscience sont des piliers de notre République. Ces deux principes s'incarnent souvent dans une bonne pratique de la laïcité sur le plan politique. Pourtant ce terme est ambigu et au cœur de bien des débats. Comment définiriez-vous la laïcité et comment s'applique-t-elle en politique ?
La laïcité implique par définition l'existence sociale du domaine religieux. En rendant à César, ce qui est à César et à Dieu, ce qui est à Dieu, on comprend qu'il faut distinguer sans pour autant séparer. Mais cette conception implique une culture d'origine chrétienne, ce qui est le cas de la France. Sur ces bases, la civilisation occidentale a acquis le respect de la personne et de la vie de sa conception à sa mort naturelle, l'application du droit naturel, le repos dominical, le soutien à la veuve et l'orphelin, l'égalité de l'homme et de la femme, la monogamie, la liberté de pensée et la liberté de culte, le droit positif (normalement soumis au droit naturel), le droit des conflits.
Tout communautarisme doit donc être exclus et toute religion doit respecter ces principes. Les personnes qui ne veulent pas les respecter ne sont pas obligées de rester en France.
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Je suis stupéfaite que Pierre Bertin-Hugault ose dire qu'il ne connaît pas de candidat qui défende les points non négociables de l'Eglise ! L'Alliance Royale a présenté à ces législatives 2012 34 candidats, très médiatisés, qui défendent les points non négociables, nous avons répondu aux questions de "Catholiques en campagne" dans ce sens. Comment cela se fait-il qu'il ne nous rejoigne pas ? Dominique Fitremann. Candidate Alliance royale aux législatives 2012 pour le Val d'Oise
Bravo et merci de cette interview qui correspond bien à mes idées et à mes valeurs. Vous souhaitant un beau succès dimanche.
Merci infiniment à M. BERTIN-HUGAULT pour toutes ses réponses déterminées à des questions déterminantes, qui mettent enfin le bien réel de l'homme au centre des débats politiques. Combien d'hommes politiques actuellement osent afficher ces mêmes valeurs. Et nous en avons grand besoin. Un tel témoignage d'"homme engagé" redonne de l'espoir ! Merci à Liberté Politique de nous avoir proposé cet interview.