La lettre de Vincent Peillon demandant aux recteurs de surveiller les établissements catholiques dans leur approche du projet de loi sur le « mariage pour tous » est à garder dans les annales. Le ministre — qui a été soutenu par François Hollande — justifie sa démarche en indiquant que « le gouvernement s’est engagé à s’appuyer sur la jeunesse pour changer les mentalités ». Autrement dit, l’État socialiste s’engage à manipuler les jeunes pour façonner le peuple selon ses convenances. 

Dans un courrier adressé le 12 décembre dernier aux chefs d’établissements catholiques à propos du projet de loi Taubira, le secrétaire général de l’Enseignement catholique, Éric de Labarre, écrivait : « Chaque école, collège ou lycée peut prendre les initiatives qui lui paraissent localement les plus adaptées pour permettre à chacun l’exercice d’une liberté éclairée à l’égard des choix aujourd’hui envisagés par les pouvoirs publics. »

Le ministre Vincent Peillon avait qualifiant la consigne d’Eric de Labarre de « faute », puis de « maladresse ».

Lors d’une conférence de presse, mardi 8 janvier, Labarre s’est expliqué sur son invitation adressée aux chefs d’établissements catholiques à organiser une réflexion sur le mariage homosexuel en dehors des cours. « Le ministre de l’Éducation nationale a cru bon de rappeler à l’ordre l’Enseignement catholique, qualifiant même la lettre du secrétaire général adressée aux chefs d’établissements de “faute”. Je conteste formellement qu’il y eut la moindre faute et je n’admets pas même avoir commis une maladresse. »

« Je ne regrette rien, a-t-il précisé. Cette lettre est fondée sur la responsabilité éducative que l’enseignement catholique assume et par conséquent, il nous semblait nécessaire de dire que les évolutions législatives envisagées présentaient un risque pour l’avenir en termes d’éducation des enfants et des jeunes de ce pays. » Eric de Labarre a qualifié d'« inacceptables » le soupçon d'« homophobie » du ministre et ses accusations d'« obscurantisme ». Si « l'incident est clos », le décor est planté.

 

En savoir plus :

- La lettre d'Eric de Labarre
- La lettre de Vincent Peillon

 

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