Un récent colloque qui s'est tenu à Sens du 9 au 11 juillet, sous l'égide de la Famille missionnaire de Notre-Dame (FMND) a permis aux participants de redécouvrir l'actualité prophétique de l'une des encycliques majeures du bienheureux Jean-Paul II, La Splendeur de la Vérité (Veritatis splendor, 6 août 1993).
A tous les catholiques soucieux de prendre le temps cet été de se replonger dans l'enseignement lumineux du grand Pape, le Père Bernard Domini a souhaité rendre accessible le fruit de ses interventions et homélies données à cette occasion. La démarche du supérieur de la Famille de Notre-Dame n'est pas fortuite. Elle se veut avant tout une réponse à l'appel de Benoît XVI – passé largement inaperçu – dans son traditionnel discours du mois de décembre à la curie romaine, le 20 décembre 2010 :
On a affirmé – jusque dans le cadre de la théologie catholique – que n'existerait ni le mal en soi, ni le bien en soi. Existerait seulement un mieux que et un pire que . Rien ne serait en soi-même bien ou mal. Tout dépendrait des circonstances et de la fin entendue. Selon les buts et les circonstances, tout pourrait être bien ou aussi mal. La morale est substituée par un calcul des conséquences et avec cela cesse d'exister.
Les effets de ces théories sont aujourd'hui évidents. Contre elles, le Pape Jean-Paul II, dans son Encyclique Veritatis splendor de 1993, a indiqué avec une force prophétique, dans la grande tradition rationnelle de l'ethos chrétien, les bases essentielles et permanentes de l'agir moral.
Ce texte doit aujourd'hui être mis de nouveau au centre comme parcours dans la formation de la conscience. C'est notre responsabilité de rendre de nouveau audibles et compréhensibles parmi les hommes ces critères comme chemins de la véritable humanité, dans le contexte de la préoccupation pour l'homme, où nous sommes plongés.
La FMND explique que devant la progression des forces relativistes et utilitaristes qui nient l'existence d'actes intrinsèquement mauvais qu'il n'est jamais permis de choisir ni même d'envisager dans sa délibération, Veritatis splendor rappelle que la conscience de l'homme moderne ne pourra véritablement remplir sa mission que lorsqu'elle s'ouvrira à nouveau à la transcendance de la loi morale. Cette loi lui est à la fois supérieure, car découlant de la sagesse créatrice de Dieu, mais lui est aussi intimement personnelle, car revêtant la forme de la loi naturelle accessible à la raison. En ce sens, Veritatis splendor doit assurément être considérée comme l'un des portiques d'entrée de la nouvelle évangélisation promue hier par Jean-Paul II, aujourd'hui par Benoît XVI.
Vous partez en vacances ? Pas le choix : Veritatis Splendor dans la valise !
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