"La Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf) a rendu le 18 octobre un avis défavorable au projet de loi sur le mariage et l'adoption des couples homosexuels, déplorant une "remise en cause de la famille". 

Les administrateurs ont regretté notamment la méthode employée - "une saisine du conseil d'administration de la Cnaf dans un délai d'urgence". Ils se sont opposés à la suppression dans le projet de loi des termes de "père" et de "mère", ou ont évoqué un projet remettant en cause la famille et la société française. D'autres enfin ont regretté le manque d'études d'impact.Le Collectif pour l’enfant se réjouit de cette prise de position inspirée du bon sens et du souci des enfants.

 

Il résulte de cet avis que les français n'aiment pas qu'on tente de forcer leur consentement .La question posée est grave et divise l'opinion. Tous ses enjeux doivent être clairement perçus et c'est à juste titre que la CNAF évoque l'absence de toute étude d'impact. "
Sur ce problème de société le pouvoir en place ne peut se mettre à la remorque d'un lobby, minoritaire dans la minorité", commente Béatrice Bourges, porte-parole du Collectif pour l’enfant.

 

La question n'est pas close au prétexte que 38 % du corps électoral a voté pour le programme de l'actuel Président! "On ne peut faire sur ce sujet l'économie d'un vaste débat démocratique. Et une attention particulière doit être portée aux nombreuses voix (pédopsychiatres, juristes, anthropologues, spécialistes du monde de l'enfance) qui se sont faites entendre pour appeler à la prudence et à la raison. L'avis de la CNAF va alerter les acteurs du monde de l’enfance. Poursuivre dans le forcing actuel serait un déni de démocratie, doublé d'un déni des droits de l'enfant », conclut Béatrice Bourges.

 

 

 

Le Collectif pour l’enfant regroupe 79 associations de protection de l’enfance