• Dans un communiqué du 2 juillet, les Associations Familiales Catholiques (AFC) s’inquiètent de ce que la campagne vidéo de sensibilisation et de recrutement de l’Agence de Biomédecine « présente le don de gamètes comme un geste de générosité » pour les couples en attente d’enfants qui souffrent. 

En effet, l'Assistance Médicale à la Procréation (AMP) qui pose nombre de questions ne peut être la seule réponse à ces couples en souffrance. Les AFC attirent l'attention sur les aspects suivants :

  • la pratique à visée palliative mais non curative de l'infertilité du couple
  • la filiation pleine et entière avec le biologique et l'affectif
  • le coût de cette pratique: économique bien sûr, mais aussi psychologique, conjugal...
  • les questions éthiques insolubles liées à l'AMP comme le devenir des embryons surnuméraires.

Pour les AFC, « il est nécessaire de développer les recherches sur les causes de l'infertilité et les moyens réellement thérapeutiques qui en découlent. Il est également nécessaire de promouvoir une éducation à la vie qui éclaire la portée et la nature de la relation entre un homme et une femme. Et, puisque certaines causes de l'infertilité sont désormais connues, il convient de ne pas se lasser de développer la prévention en la matière. »

Cette condition permettra de ne pas favoriser l'idée qu'il existe un « droit à l'enfant » mais plutôt un droit de l’enfant comme le relevait l’Entente parlementaire pour la défense du droit fondamental de l'enfant d'être accueilli et de s'épanouir dans une famille composée d'un père et d'une mère. Dans cette optique, les AFC ont publié, en avril dernier, le vade-mecum Comprendre l'Assistance Médicale à la Procréation.

La réponse à la souffrance des couples en attente d’enfants ne peut pas être seulement « pratique ». La dimension psychologique est énorme. N’est-ce pas aussi à la société d’accueillir ces couples infertiles ? N’oublions pas que ces couples peuvent trouver leur fécondité ailleurs. A nous de les aider.