Le Collectif pour la Confiance réunit des dirigeants, associations et think tank laïcs d’inspiration chrétienne, en dehors de toute approche partisane. Leurs réflexions dessinent 

  • un projet de société, ni confessionnel ni communautariste
  • fondé sur la dignité de tout homme et l’espérance qu’une crise peut mener à une renaissance, par 
  • une politique capable de dépasser les intérêts économiques ou corporatistes, pour le bien commun
  • un changement des comportements et le respect d’une morale. 

1. Les élections de 2012 représentent une occasion de restaurer la confiance dans la capacité de faire émerger des crises, une société solide, juste et libre. 

  • Confiance dans la capacité des politiques à réguler la mondialisation, refonder un équilibre économique et social par des efforts équitables et refonder l’initiative, l’investissement et la volonté de vivre ensemble… 
  • Confiance dans la possibilité de construire ainsi une société qui respecte l’homme ; en articulant les opportunités et contraintes sociales, économiques et politiques, à chaque niveau de communauté : Entreprises & Territoires, États, Europe comme au niveau mondial. 

2. Le Collectif contribue à refonder une pensée chrétienne en dehors de tout aspect partisan. Le débat décevant du 1er tour sur les questions de fond que posent les bouleversements du monde, conduit à éclairer le choix libre de chacun au 2ème tour, à partir de deux sujets de fond : 

  • La capacité à renforcer le vivre ensemble autour du bien commun et du respect de tout homme, dans une société respectant un socle de valeurs et les différences entre les citoyens. 
    • Le futur Président doit pouvoir s’imposer dans le jeu européen et international pour mieux réguler la mondialisation et impulser une politique de relance des investissements et de rigueur des dépenses, fondée sur l’initiative, la responsabilité et des efforts justement répartis de redressement et de révision de rentes de situation, qui seuls éviteront la remise en cause totale et dramatique de notre modèle de protection sociale. 
  • L’écologie humaine, la conception de la famille et la bio-éthique. 
    • Le futur Président doit éviter toute modification législative hâtive qui aggraverait le délitement du corps social, sur les bases fondamentales du droit de la famille, de la filiation ou de l’euthanasie. 

3. Que faire ? 

  • Le second tour conduit au choix d’un homme. Si les principes chrétiens n’imposent pas de solution temporelle précise, le propre de toute décision politique est de choisir entre des inconvénients. 
    • Pour éclairer ce choix, l’Église rappelle la responsabilité morale du vote pour ce qui respecte le mieux la dignité de la personne humaine et notamment ‘la défense de la vie humaine, la famille fondée sur le mariage entre homme et femme, la liberté d’éducation des enfants et la promotion du bien commun sous toutes se formes’ -Sacramentum caritatis. 
    • Notre choix doit faire appel à la raison plus qu’au coeur. 
  • A chacun de se déterminer à la lumière de ces principes et de son jugement prudentiel. 

Pied de page Communiqué Collectif pour la confiance