Valeurs actuelles

Le récent sondage de l’AFSP sur le vote des catholique a fait l’objet d’un article dans l’hebdomadaire Valeurs Actuelle. L’article souligne l’intérêt méthodologique de la distinction sur la pratique et la bascule que peuvent représenter les catholiques aux élections.

Deux leçons essentielles sont à retenir du sondage de l’AFSP selon le journal Valeurs Actuelles, outre les chiffres prévisionnelles.

La pratique pour discerner l’attachement aux valeurs

La première est méthodologique. Reprennant les mots de Jérôme Fourquet, directeur du département opinion de l’Ifop qui a réalisé le sondage pour l’AFSP, « le clivage ne se vérifie pas entre catholique et non catholique, mais entre pratiquant et non pratiquant. Il y a presque une erreur méthodologique à parler de “vote catho”».

Précisons que ce sont les personnes sondée elle-même qui déclare si elles se considèrent partiquantes ou non.

Un électorat capable de faire s’opérer la bascule

Seconde leçon, le pouvoir des catholiques dans l’élection à venir. Pour François de Lacoste Lareymondie, cité par Valeurs Actuelles,: « Nous pouvons faire la différence ». Aujourd’hui les deux principaux candidats sont au coude à coude au second tour dans le sondage sur l’ensemble des catholiques (50% pour Nicolas Sarkozy et 50 % pour François Hollande). Comparé aux élections précédente, cela signifie un effritement de la préférence des catholiques pour la droite et donc contribue à augmenter les chances d’alternance en faveur de la gauche en mai prochain.

Plus qu’un desamour des catholiques pour la droite, Jérôme Fourquet met en avant une rupture avec la personnalité du Président sortant et notamment son rapport à l’argent. Si Nicolas Sarkozy veut regagner son électorat catholique, il lui faudra donc soit prouver que la stature de chef d’Etat n’est pas une question de personnalité, soit changer radicalement de comportement.

 

Source : Valeurs Actuelles