Contrepoints

Dans un billet du 3 mai, Jean-Baptiste Noé prétend que Nicolas Sarkozy pourrait gagner. Il l'explique par trois raisons :

Jamais le clivage entre la droite et la gauche ne fut si fort

Les précédents adversaires n'étaient pas si éloignés les uns des autres. « En 2012, au contraire, un vrai choix de civilisation s’offre aux Français. Entre un candidat favorable à l’euthanasie des malades et au droit de vote des étrangers et un autre qui s’y refuse, la différence est patente. Entre un candidat qui promet le recrutement de fonctionnaires et l’augmentation des impôts, et un autre qui souhaite réduire les fonctionnaires et diminuer les taxes, le clivage est net. Entre un candidat qui reçoit le soutien des mosquées en France et des prédicateurs islamistes et un autre qui exalte les racines chrétiennes de la France, le fossé est profond. »

La gauche n'a jamais su gagner une campagne en deçà de 49% des voix du premier tour. Elle a fait 43,8%. Elle ne devrait pas pouvoir remonter une telle pente : où prendra-t-elle ses suffrages quand les électeurs de droite sont si loin ?

La défaite de la haine

Nicolas Sarkozy a mené sa campagne seul contre neuf. Il a subi de plein fouet la haine de ses opposants. Néanmoins, Napoléon III, Charles de Gaulle, George Bush, ou le traité de 2005 pour l'Europe sont autant de preuves qu'en cas de divorce entre les élites et le peuple, c'est ce dernier qui obtient la garde.

La victoire de l'adhésion

Le programme et la personne de Nicolas Sarkozy provoquent une adhésion évidente, à la différence de François Hollande. « Dans les émissions télévisées, il fait toujours plus d’audience que François Hollande. Dans les meetings, il en va de même. Alors que Hollande a réuni 67 000 personnes à Vincennes, Sarkozy en a rassemblé 119 000 à la Concorde. Ces chiffres proviennent du ministère de l’Intérieur, et il est très facile de comptabiliser le nombre de personnes fixes présentes sur une place que l’on connaît. Le 1er mai, Sarkozy a attiré environ 200 000 personnes au Trocadéro, quand Hollande fut contraint de faire un meeting en province, à Nevers, devant quelques dizaines de milliers de militants. » Ce mouvement se retrouvera incontestablement dans les urnes.

Les sondages sont manipulés ; de grands électeurs de la droite nationale se rallient au président-candidat, l'étranger plébiscite Nicolas Sarkozy : l'histoire et la raison le donnent vainqueurs.

Source : Contrepoints