Invitée par Guillaume Cahour, Béatrice Bourges était, mardi 17 avril, sur le plateau d’Europe 1 pour défendre la position commune du Collectif pour l’enfant et de l’AFSP sur le mariage homosexuel et l’homoparentalité.
La mission était impossible ! Débattre en quelques minutes (15 au total) sur le mariage des personnes de même sexe et l’homoparentalité. Béatrice Bourges, porte parole du Collectif pour l’enfant a cependant relevé le défi. En face d’elle, Mathieu Nocent, porte parole de l’Association des parents et futurs parents gays et lesbiens (APGL).
Suivant le rythme naturel, l’émission aborde dans un premier temps la question du mariage avant d’en venir à celle des enfants. Sur ce premier point, la fracture est telle que d’entrée de jeu le débat échoue. Les deux portes-paroles ne sont pas près à s’écouter, encore moins à débattre. Chacun campe sur ses positions et Guillaume Cahour n’aide pas beaucoup. On retiendra cependant que Béatrice Bourges s’est davantage essayée à démontrer les risques de dissolution de la réalité ontologique du mariage tandis que Mathieu Nocent est resté sur un positionnement de revendication égalitariste.
Vient ensuite la question de l’homoparentalité. Là encore, les difficultés sont grandes pour se parler et se comprendre. Comme d’habitude, la bataille des chiffres s’engage. Curieusement, le journaliste semble considérer que cela n’a que peu d’importance. C’est pourtant un élément clé de l’argumentation de Mathieu Nocent. Au contraire Béatrice Bourges rappelle, suite à l’intervention d’une auditrice, qu’il existe des moyens légaux comme la délégation d’autorité parentale qui permettent aujourd’hui de reconnaître au conjoint un rôle d’éducateur. Elle rappelle enfin que c’est en tout les cas l’intérêt supérieur de l’enfant qui prime. Dans ces circonstances, cet intérêt est presque toujours soumis à l’appréciation du juge qui délibère en conscience.
Pressés par le temps, les participants de ce débat ont seulement commencé à aborder le vrai débat sur lequel se fonde la question de l’homoparentalité : la question de la définition d’un parent. Au fond, le législateur ne sera en mesure de définir sa politique que lorsqu’il répondra en vérité à ces deux questions : Qu’est-ce que le mariage (c’est-à-dire la famille) ? Et qu’est qu’un parent ?
Si la réponse est juste, les positionnements politiques devraient découler d’eux-mêmes !
Ecouter l’émission (de 24 minutes 45 à 39 minutes 45) en téléchargeant le document ci-dessous.









