Maxime Ango-Bonnefon

À 23 ans, Maxime Ango-Bonnefon participe à l’organisation des meetings du FN. Un travail d’envergure pour un jeune catholique, ancien soutien de Bruno Golnnisch, maintenant aux côtés de Marine Le Pen.

Tombé dans le chaudron nationaliste quand il était petit, comme Obélix dans la marmite de potion magique du druide breton ? Non. Ce n’est qu’en 2005 que Maxime Ango-Bonnefon commence à militer au sein du parti de Jean-Marie Le Pen. Crise du CPE, intervention israélienne au Liban, crise israélo-palestinienne, crise dans les banlieues. « À ce moment-là, explique le jeune homme de 23 ans, j’étais en Bretagne pour faire mes études afin de devenir officier dans la marine marchande. Je me suis senti en phase avec les réactions du patron du Front national. » Deux ans plus tard, en 2007, c’est l’élection présidentielle. Las, « le menhir », comme aiment à le nommer ses sympathisants, ne réussit pas le tour de force de 2002 où il parvient au second tour.

Maxime qui aspirait à la vie maritime doit s’orienter finalement vers un BTS de conception de produit industriel après avoir décroché un Bac STI en 2009. Pendant les deux ans de ce BTS qu’il obtient en 2011, Maxime ne cache pas ses sympathies pour le parti le plus à droite de l’échiquier politique. « Mes professeurs avaient vu mon nom sur la liste FN aux régionales de Bretagne ; ils me faisaient la guerre mais mes camarades de classe, puis l’ensemble des étudiants de mon établissement, ont fini par m’élire à 80% aux élections étudiantes pour être justement président de l’association des étudiants de Morlaix. La plupart connaissaient mes engagements au FN. Cela consternait mes professeurs. »

Soutien de Bruno Gollnisch pendant la campagne interne pour la présidence du FN, l’ancien aspirant à la vie maritime se convertit à la présidence de Marine.

Aujourd’hui, à 23 ans, titulaire également d’une capacité en droit, notre jeune homme, blond, la gouaille presque bonhomme, détendu comme savent l’être certains hommes politiques aptes à enrober les choses, Maxime, travaille comme salarié du parti auquel il a décidé de se rattacher pour de bon. Depuis octobre 2011, celui qui a grandi dans les Yvelines jusqu’à l’âge de 14 ans, a été nommé à la « direction des jeunes avec Marine » créée spécialement pour la campagne présidentielle actuelle et qui remplace momentanément le Front national de la jeunesse (FNJ).

Comme celle qu’il accompagne durant tous ses meetings, le jeune militant assure, entre deux gorgées de picon-bière, que la présidente du FN fera plus de 20% au premier tour. L’optimisme affiché par ce parti de droite n’est-il pas une posture pour tenir en main les fidèles ? « Ces élections sont différentes de celles de 2007, rétorque l’organisateur. Ce n’est pas du tout le même contexte. Au second tour, Marine aura même un plus grand retour de voix que son père en 2002. L’état de la société a changé. La crise se fait sentir. Les Français en ont conscience. »

La campagne bat son plein, lui nous assure qu’il n’a plus le temps de se détendre et que ses heures creuses sont là pour rattraper le temps de sommeil, en tout cas pour se reposer. « Je suis « archi-pris » en ce moment mais cela me plaît », avoue-t-il. A peine sorti du bar, il part chez des amis se reposer avant d’assister à un spectacle en 3D aux Invalides et de prendre la route pour aller de nuit en Bretagne accompagner Jean-Marie Le Pen qui bat la campagne bretonne tandis que sa fille se prépare au grand meeting du 17 avril.

Aurait-il rejoint ses premiers amours avec la « révolution bleu marine » ?